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Le Centre d’analyse stratégique juge la mise en œuvre du service public de l’orientation “contrastée”

Par Centre Inffo

Le CAS vient de publier une note d’analyse relative au SPO institué par la loi du 24 novembre 2009. À l’étude, son déploiement sur le territoire et ses modalités du pilotage.

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Vincent Chriqui (DR)

Après avoir rappelé préalablement que “le SPO vise à garantir à tout individu, quel que soit son statut, l’accès à une information gratuite et objective sur les métiers et l’offre de formation, ainsi que l’accès à des services de conseil et d’accompagnement en orientation”, cette note d’analyse évoque le “désenclavement” de l’orientation à travers un panorama des réformes du système d’orientation en France, et aborde la mise en œuvre “contrastée” du SPO. Lequel se décline concrètement selon deux modalités : d’une part, la mise en place du service dématérialisé “Orientation pour tous”, composé du portail internet www.orientation-pour-tous.fr et d’un service téléphonique (0811 70 3939), financés par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) ; et d’autre part, la structuration au plan territorial des services d’information et de conseil en orientation, qui passent entre eux une convention de coopération, avec à la clé une labellisation intitulée “Orientation pour tous - Pôle information et orientation sur les formations et les métiers”.

Phase de montée en charge

“Lancés le 6 décembre 2011, les deux dispositifs du service dématérialisé (service téléphonique et portail internet) sont actuellement dans une phase de montée en charge”, observe le CAS. Précisant que “le nombre d’appels vers le service téléphonique reste pour l’instant en deçà de la fréquentation espérée. En effet, sur la période allant de décembre 2011 à septembre 2012, la plateforme a traité une moyenne de 550 appels par mois, loin des chiffres d’autres plateformes téléphoniques (par exemple, le service téléphonique du Fongecif Île-de-France a reçu près de 200 000 appels en 2011)”. Quant au portail “Orientation pour tous”, il a reçu en moyenne 3 040 visites par jour entre la date de lancement et septembre 2012, loin des 3,4 millions de visites mensuelles sur le site Onisep.fr (mars 2012). “On ne peut que constater par ailleurs la profusion d’outils dématérialisés fournissant des informations relatives aux formations et aux métiers, outils portés et financés par des acteurs pour le moins variés (branches professionnelles, Régions, État, etc.), déployés à des niveaux différents (local, régional et national). Dans cette situation, des conventions entre porteurs d’offre dématérialisée devraient être largement encouragées afin de faciliter la coordination entre les offres nationales et régionales”. Par ailleurs, le CAS propose que “le travail éditorial de mise en cohérence par Centre Inffo des 2 800 fiches métiers provenant de sources différentes (Onisep, Pôle emploi, branches professionnelles) [soit] amplifié, avec pour objectif de proposer, à terme, une fiche unique par métier”. En ce qui concerne la labellisation des organismes au plan territorial, un constat s’impose : “La carte des territoires labellisés souligne l’inégale couverture du territoire assurée par le SPO.”

Trois axes de réflexion

La dernière partie de la note d’analyse est consacrée aux “perspectives pour perfectionner” le SPO, et expose quatre propositions du CAS. Trois axes de réflexion “pourraient être poursuivis” au regard de ce perfectionnement. Le premier fait référence à une nécessaire clarification du pilotage national du SPO. “La conception des normes de qualité du SPO établie (arrêté du 4 mai 2011 fixant le cahier des charges relatif au label national), l’action du délégué à l’information et à l’orientation pourrait s’articuler autour des deux missions suivantes : l’accompagnement et l’évaluation des structures labellisées.” Par rapport à ce premier axe, le CAS propose donc de recentrer, au plan national, l’action du DIO sur ces deux missions. Une autre proposition vise “à tester des appels à projets financés par le FPSPP autour d’initiatives de professionnalisation du personnel et de coordination de structures labellisées (des formations croisées, des rencontres d’échange de bonnes pratiques, des actions communes de communication, etc.)”. Le deuxième axe consiste à encourager une animation territorialisée du SPO, en renforçant, propose le CAS, le rôle des comités de coordination régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) dans le pilotage du SPO, et en organisant les politiques d’orientation dans le cadre des contrats de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFP). Enfin, le dernier axe envisage d’informer les usagers sur les débouchés des formations et les perspectives d’emploi, à partir du portail “Orientation pour tous” (proposition 4).

par Philippe Grandin, Centre Inffo, 2012

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