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Le "360 degrés", un levier pour former les cadres

Par Centre Inffo

Le 360 degrés est un outil de développement des compétences particulièrement pertinent pour identifier les besoins en formation des cadres.

À l’heure de l’entretien professionnel obligatoire, tous les salariés sont censés savoir précisément ce que leur hiérarchie pense et attend d’eux, mais la réciproque n’est pas nécessairement vraie. Pourtant, le retour de « l’environnement professionnel » est un vrai levier de développement des compétences qu’elles soient transversales ou centrées sur leur cœur de métier. Le 360 degrés est une méthode d’évaluation qui peut être réalisée en interne ou par un consultant extérieur. Elle consiste à avoir un retour de ses collaborateurs, de sa direction et de ses partenaires professionnels sur ses qualités et défauts au travail.

« L’objectif d’un 360 degrés est d’avoir plusieurs marqueurs, explique Pascal Cathiard, consultant indépendant spécialisé dans cette technique. Le bénéficiaire va choisir un de ses collaborateurs, un supérieur, un de ses clients qui vont devoir répondre à une série de questions. Cela permet notamment de mesurer l’écart entre l’idée que l’on se fait de soi et celle de son entourage. Cette technique peut donc permettre d’identifier les points faibles et de mettre en place des actions de formation correctrice par la suite, même si c’est un outil de développement personnel en tant que tel ».

Un outil pour définir les besoins en formation

Le questionnaire, qui peut être envoyé à 3, 6 ou 9 personnes compte au minimum une cinquantaine de questions et nécessite une demi-heure pour être rempli. Sur la base de ces informations "anonymisées", le consultant organise une séance de restitution qui nécessite en général deux journées de travail. « Je vais expliquer le principe de la technique à l’intéressé puis lui présenter la restitution qui est sur une vingtaine de pages. Ensuite, nous reprenons et approfondissons ensemble certains points comme l’influence. Ce travail se fait en petits groupes », poursuit Pascal Cathiard.

Il existe plusieurs techniques de 360 degrés. L’ESCI (Emotional and Social Competency Inventory), par exemple, part du constat que l’"intelligence émotionnelle" est le premier levier de réussite sociale et professionnelle, bien avant le quotient intellectuel. La phase de restitution est donc l’occasion de pointer les carences du manager et, dans un second temps, de définir les actions de formation correctrices pour parachever ce processus.

par Cédric Morin, Centre Inffo, 2016

Les 5 compétences managériales clés

« L’intelligence émotionnelle explique 75% de la réussite, et elle va de pair avec douze compétences managériales dont cinq sont majeures », explique Pascal Cathiard. La confiance en soi est indispensable pour piloter une équipe. Il faut également absolument savoir se maîtriser. Troisième compétence, l’empathie. Puis la motivation. Et enfin, le sens des rapports humains. Si ces qualités renvoient à des traits de caractère, de nombreuses formations, notamment dans le champ de la communication, permettent de les développer.

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