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La reconnaissance du métier de sophrologue ouvre des opportunités

Par Centre Inffo

Comme tout métier émergent, la sophrologie peine parfois à apparaître comme une véritable profession. Ce devrait désormais être plus aisé avec l’inscription au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) du certificat de sophrologue.

“Une première dans la profession”, se félicite l’Institut de formation à la sophrologie (IFS), à l’origine de la création de ce titre de niveau III. “Nous attachons une importance particulière aux débouchés. Chez nous, les stagiaires viennent apprendre un métier et non suivre des cours de développement personnel”, insiste Catherine Aliotta, directrice de l’école.

Accessible en six mois à un an par la voie de la formation continue, de la VAE et du contrat de professionnalisation, le titre devrait à la fois permettre de structurer la profession et de la développer. Si l’on ne connaît à l’heure actuelle ni le nombre de formés chaque année ni le nombre de sophrologues en exercice, au moins sait-on que la profession s’exerce aujourd’hui très majoritairement en libéral. Une donne qui devrait changer sous l’effet de l’inscription au RNCP, ainsi que l’explique Catherine Aliotta : “Le titre et son référentiel ouvrent la voie aux fiches de poste "sophrologue", métier qui intéresse, par exemple, des structures comme les maisons de retraite ou les cliniques.” De quoi développer le marché de l’emploi salarié et, à terme, rendre réel la possibilité d’accéder au titre par la voie de l’alternance, modalité aujourd’hui toute virtuelle, compte tenu de la quasi inexistence d’employeurs susceptibles d’embaucher en contrat de professionnalisation.

Bonne nouvelle pour les professionnels du secteur, la reconnaissance du titre l’est aussi pour les futurs stagiaires, qui trouveront là un argument de poids à faire valoir auprès des financeurs publics.

ILS NE SONT PAS SEULS…

À l’instar d’autres métiers en devenir, les sophrologues disposent d’associations destinées à les représenter et à promouvoir leur secteur. C’est le cas de l’Observatoire national de la sophrologie, association créée en 2009 qui regroupe, selon Catherine Aliotta, près de 300 professionnels en exercice. “L’objectif est que des sophrologues, encadrés par des chercheurs externes, mènent des études scientifiques de recherche sur l’impact de la sophrologie dans différents secteurs (acouphènes, cancer, etc.).” Les premiers résultats sont espérés d’ici à 2013.

Autre institution, la Chambre syndicale de la sophrologie, présidée par Catherine Aliotta elle-même, fédère quant à elle ses membres adhérents (écoles de sophrologie, sophrologues, formateurs en sophrologie) autour de la défense des intérêts économiques du secteur. Parmi les chantiers en cours : reconnaissance de la sophrologie auprès des mutuelles et des pouvoirs publics, signature de contrats-groupe RCP [1] et prévoyance pour les sophrologues, information relative au régime social des indépendants, etc.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2012

[1Responsabilité civile professionnelle.

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