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La création d’entreprise, étapes par étapes

Par Onisep

La création d’entreprise c’est une bonne idée que l’on confronte à la réalité du marché. Il faut se poser les bonnes questions, savoir s’entourer et préparer son projet patiemment pour garantir sa viabilité. Voici les conseils de Bernadette Sozet, ancienne directrice de deux structures d’aide à la création d’entreprise et le témoignage d’un jeune patron de commerce à Quimper.

Lancer sa boite : une idée et un marché...à étudier !

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© J.Gehring - IstockPhotos

Créer son entreprise est désormais accessible à tous. Avec le statut d’auto-entrepreneur lancé en 2009 et plus récemment le statut d’étudiant-entrepreneur, les pouvoirs publics envoient des signaux forts pour motiver les jeunes (et les moins jeunes) à se lancer.

Mais si un projet de création d’entreprise démarre toujours par une bonne idée, la connaissance de l’environnement, du secteur d’activité et du marché dans lequel on compte s’insérer est primordiale pour démarrer : "créativité et innovation sont de bons atouts, mais il ne suffit pas d’avoir une idée originale de biens ou de services, il est indispensable de vérifier qu’il existe bien un marché pour celle-ci", prévient Bernadette Sozet, ancienne directrice de deux structures d’aide à la création d’entreprise (Rhône-Alpes Active et Initiative Rhône-Alpes).

Témoignage : l’émergence du projet

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Frédéric Jégou (DR)

"C’est au cours d’une discussion, alors que j’étais étudiant en BTS négociation et relation client, que l’idée a germé. J’avais remarqué qu’il n’y avait pas de friperie vintage en Bretagne. Comme installer une boutique coûte cher, j’ai cherché une solution alternative. Après avoir vu un reportage sur les food trucks, j’ai pensé à un point de vente itinérant dans un bus anglais à impériale. Pour vérifier qu’il y avait une clientèle, j’ai vendu des vêtements sur les marchés bretons pendant trois mois."
Frédéric Jégou, 21 ans, créateur début 2013 de la Petite friperie ambulante à Quimper.

Se faire accompagner par des pros

Beaucoup de structures proposent d’aider les créateurs en herbe : Chambres de commerce et d’instrustrie (CCI), Chambres des métiers et de l’artisanat, Pôle Emploi, pépinières d’entreprises, incubateurs, services économiques des communes, consultants…Toutes proposent un accompagnement pour mener à bien son projet. Cela peut prendre la forme d’ateliers, de formations plus ou moins longues, de conseils personnalisés, de renseignement sur les aides financières possibles.
"Les entrepreneurs ont parfois peur d’être dépossédés de leur projet, mais ces structures ne font rien à leur place, rassure Bernadette Sozet. Elles les aident et leur apportent un regard extérieur nécessaire, alors que les créateurs d’une nouvelle entreprise ont toujours le nez dans le guidon !" N’attendez pas d’être dans une situation délicate pour les solliciter, faites vous accompagner dès le départ.

Témoignage : le besoin de se faire épauler

"J’ai découvert tardivement le réseau des boutiques de gestion. Dommage, j’aurais, avec leur aide, gagné beaucoup de temps ! Mais je me suis entouré : une prof de BTS m’a épaulé pour faire mon plan de financement, j’ai rencontré aussi un fournisseur de fripes et un revendeur de bus anglais qui sont devenus mes mentors. Je parle beaucoup autour de moi de mon projet. C’est important de ne pas rester dans sa bulle de créateur d’entreprise." _ Frédéric Jégou, 21 ans, créateur début 2013 de la Petite friperie ambulante à Quimper.

Le choix d’un statut pour son entreprise

Auto-entreprenariat, SARL (société à responsabilité limitée), EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), couveuse… Le nombre de statuts possibles pour monter son entreprise peut donner le vertige, à tort ! "Cela préoccupe souvent les créateurs d’entreprise, mais le statut juridique n’est pas la première question à se poser", confirme Bernadette Sozet, "d’autant plus que ce choix n’est pas définitif : on peut changer de statut selon l’évolution de la situation". Le site de l’APCE (Agence pour la création d’entreprise) donne l’essentiel des infos utiles sur ce sujet.

Témoignage : des démarches en plusieurs étapes

"J’ai commencé comme auto-entrepreneur pendant quelques mois pour tester mon idée en faisant les marchés. Ensuite quand j’ai acheté le premier bus, j’ai opté pour le statut d’EURL pour pouvoir récupérer la TVA."
Frédéric Jégou, 21 ans, créateur début 2013 de la Petite friperie ambulante à Quimper.

Financer son projet : privilégiez les banques et les réseaux solidaires

ll est important de protéger son propre patrimoine en cas d’échec. Pour financer son projet, des plateformes comme Initiative France accordent des prêts d’honneur sans intérêt, le réseau France Active peut être sollicité pour obtenir une garantie d’emprunt bancaire, ou encore le réseau Adie qui propose des micro-crédits de 1 000 à 10 000 €.
"Au démarrage, beaucoup de créateurs sont trop confiants et puisent dans leurs économies", déplore la directrice d’Initiative Rhône-Alpes. Pour elle, ce n’est pas forcément un bon calcul. "Même pour des petites sommes, mieux vaut faire un petit emprunt, en démarchant les banques et/ou en faisant appel à une structure spécialisée".
Aussi, les aides financières à la création ou à la reprise d’entreprise sont nombreuses. Par exemple, il existe des possibilités de prêt à taux zéro pour les demandeurs d’emploi avec le NACRE. Des sommes épargnées qui peuvent faire toute la différence pour votre financement.
Enfin, pour lever des fonds, rien ne vous empêche de tenter votre chance avec le "crowdfunding", c’est-à-dire le financement participatif. Les sites les plus connus sont KissKissBankBank et Ulule.

Témoignage : levée de fond indispensable

"Je n’ai pas eu de difficultés à obtenir un prêt bancaire, car le risque est limité, les bus anglais à l’impérial se revendant en effet très facilement. J’ai donc emprunté 40 000 €. J’ai aussi présenté mon projet sur un site de crowdfunding. Je n’ai rien levé de ce côté-là, mais ça ne coûtait rien d’essayer !"
Frédéric Jégou, 21 ans, créateur début 2013 de la Petite friperie ambulante à Quimper.

Faire vivre son entreprise

Qu’on se le dise : la création d’entreprise ne s’arrête pas à son immatriculation. L’objectif est que le projet soit rentable et permette de dégager un, voire plusieurs salaires si l’aventure est collective. Pour transformer l’essai, pas de recette miracle : il est nécessaire d’anticiper et d’avoir une vision à moyen et long terme.
Là encore, l’accompagnement est important. "Alors que deux entreprises sur trois en moyenne disparaissent dans les 3 ans suivant leur création, les réseaux spécialisés observent tous une plus forte pérennité des projets qu’ils ont pu aider". Un bilan qui peut donner du courage aux chefs d’entreprises en herbe !

Témoignage : un business plan solide

"J’ai fait un business plan sur 3 ans. J’envisage d’acheter deux autres bus, dont un à Nantes, sans moteur, qui changera d’emplacement trois fois par an. Je continue toujours à m’entourer et à échanger pour avoir de nouvelles idées. "
Frédéric Jégou, 21 ans, créateur début 2013 de la Petite friperie ambulante à Quimper.

par Onisep, 2015

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