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La Haute-Normandie forme les jeunes Ultramarins

Par Centre Inffo

Région d’accueil des étudiants et des stagiaires de la formation professionnelle, la Haute-Normandie a pris contact, via sa Cité des métiers, avec de jeunes guadeloupéens pour les informer sur les perspectives de formation et d’emploi sur son territoire.

À l’occasion des 20 ans du réseau des Cités des métiers, la Cité de Haute-Normandie a organisé, le 25 septembre, avec son homologue de la Guadeloupe une visioconférence sur le thème « Ultramarins : vous former en Haute-Normandie ». L’objectif était d’informer les personnes des départements d’outre-mer, ici la Guadeloupe, sur les perspectives de formation et d’emploi en Haute-Normandie. Il existe en effet dans cette région de métropole plusieurs secteurs porteurs, à savoir les secteurs sanitaire et social, boulangerie-pâtisserie, industrie, et hôtellerie-restauration. « Il est important de comprendre que, même si notre région connaît un taux de chômage des jeunes plus fort qu’ailleurs, le chômage des jeunes diplômés est moins élevé que dans les autres régions. De plus, il y a une forte possibilité d’insertion professionnelle quand on est diplômé dans notre région », a souligné Vincent Fromager, conseiller à la Cité des métiers de Haute-Normandie. « Notre région est la plus industrielle de métropole (aéronautique, énergie, agroalimentaire...) et les statistiques de Pôle emploi montrent qu’il y a chez nous des métiers en tension », a-t-il fait valoir.

À l’attention des jeunes ultramarins, Marius Sourdon, de l’Institut national de la boulangerie-pâtisserie (INBP), a rappelé que l’Institut, créé en 1974, était initialement orienté « formation continue » et concernait les professionnels. « Nous avons ensuite ouvert des formations à l’attention du public en reconversion professionnelle, pour les secteurs boulangerie et pâtisserie, et depuis deux ans pour le secteur chocolaterie-confiserie. Dans ce cadre, nous proposons une formation intensive de quatre mois et demi, soit deux sessions par an, qui prépare au CAP. Il n’y a aucune obligation d’avoir un diplôme quelconque pour entrer en formation. La formation demande un investissement physique et moral, car on peut rester debout pendant six heures parfois. Elle reste ancrée dans un cadre scolaire mais plus avancée en termes de rapprochement avec l’entreprise », a expliqué Marius Sourdon. Et de conclure : « Nous sommes dans un secteur qui s’exporte beaucoup et en métropole, nous recherchons des gens passionnés qui ont envie de travailler un même produit de manière régulière. » A noter que dans le cadre de l’alternance, la formation a une durée de un à deux ans en fonction des filières.

Des taux d’embauche de... 100%

Du côté de la filière sanitaire et sociale, « deux métiers de premier niveau de qualification sont en train de se développer, le métier d’auxiliaire de vie sociale et celui d’aide médico-psychologique », a annoncé Cécile Foissard, de l’Institut de formation aux carrières administratives, sanitaires et sociales (Ifcass) de Dieppe. L’institut propose des formations menant aux diplômes de ces deux métiers (DEAVS et DEAMP). Ces deux dernières années, les taux de réussite aux examens et d’embauche s’élèvent à 100 % pour la filière auxiliaire de vie sociale, et respectivement 75 % et 100 % pour la filière aide médico-psychologique. « Le métier d’auxiliaire de vie demande beaucoup de qualité car il s’effectue seul au domicile des personnes âgées. Celui d’aide médico-psychologique se réalise au sein d’institutions de personnes handicapées (physiques ou mentales) qui ont besoin d’une aide quotidienne. L’aidant travaille donc au sein de structures avec une équipe pluri-disciplinaire (éducateur spécialisé, médecin, aide-soignant, infirmier...) », a exposé Cécile Foissard. La formation à ces deux métiers, validée par l’obtention du diplôme, s’étend sur une année, soit 500 heures de cours et autant d’heures de stage en milieu professionnel.

Former au plus près de l’emploi

Concernant l’hôtellerie-restauration, « nous sommes dans un secteur où il y a vraiment du travail mais là aussi, il faut être passionné car le métier est difficile avec des horaires décalés. Ce qui pour les jeunes peut poser la question d’une réelle vie privée », a prévenu Huguette Kaiser, de l’organisme Arc Formation, installé à Sotteville-lès-Rouen. « Nos formations s’inscrivent surtout dans le cadre du contrat de professionnalisation, ce qui constitue un avantage pour nos filières car 75 % du temps de la formation s’effectue en entreprise et 25 % en centre de formation. Notre objectif étant l’emploi à l’issue du cursus. » Les formations en hôtellerie sont multiples car elles préparent aux métiers de réceptionniste, de l’accueil, d’employée d’étage, de gouvernante d’étage... tout comme celles relatives à la restauration qui offrent un panel de fonctions parmi lesquelles agent de restauration, commis de cuisine, chef gérant... « Notre objectif est de former au plus près de l’emploi et à ce titre, nous travaillons avec l’Opca Fafih qui a mis au point les CQP-IH (certificats de qualification professionnelle-industrie hôtelière) reconnu par la branche professionnelle », a témoigné Huguette Kaiser.

Le "Passeport Mobilité Formation Professionnelle"

Par ailleurs, Sabrina Valide, conseillère en insertion professionnelle (CIP) au sein de Ladom (Agence de l’outre-mer pour la mobilité) Nord-Ouest, a précisé que « l’engagement dans un parcours de formation s’inscrit dans un projet professionnel validé par différents partenaires (Mission locale, Pôle emploi, Cités des métiers, Ladom Guadeloupe...) ». Dans le cadre du « Passeport mobilité formation professionnelle », les dispositifs mis en place par Ladom répondent aux besoins en compétence des partenaires locaux pour des projets de développement territoriaux. Selon les projets et les collectivités, Ladom s’engage auprès des Conseils régionaux et généraux, des chambres consulaires, des entreprises locales, des entreprises d’accueil (en métropole), mais aussi des centres de formation. Pour le recrutement, elle collabore avec Pôle emploi, les Missions locales, les régiments du service militaire adapté (RSMA) afin de sélectionner les bons candidats. Puis Ladom accompagne en mobilité les futurs collaborateurs des entreprises, principalement demandeurs d’emploi, dans le cadre de formations qualifiantes, de contrats de professionnalisation et de stages de perfectionnement. A charge pour les candidats-stagiaires de réussir leurs parcours et de satisfaire aux critères de recrutement des entreprises en outre-mer. « La première étape du parcours de formation en mobilité est la validation du projet professionnel entre les différents partenaires y compris par le centre de formation (entretien téléphonique et test). Le seconde étape débute par l’accompagnement de la personne dès son départ de Guadeloupe. En métropole, un référent, un CIP de Ladom, prend le relais pendant toute la durée de la formation et à l’issue de cette dernière dans le cadre de la recherche d’emploi. Dès le début de la formation, il organise des entretiens avec le stagiaire sur le déroulement de la formation, et les conditions de son hébergement. En milieu de formation, un autre entretien permet de faire le point et de se positionner par rapport à l’emploi », a expliqué Sabrina Valide.

Contrat de performance 2013-2015

Le contrat de performance pour la période 2013-2015, signé entre l’Etat (ministère de l’Outre-mer) et Ladom le 15 avril 2013, confirme la nécessité d’une formation hors de leur territoire de jeunes Ultramarins afin de les conduire vers une inclusion durable dans l’emploi. Il met l’accent sur l’adéquation des formations avec les besoins des secteurs en tension et l’accompagnement des bénéficiaires du passeport mobilité formation professionnelle tout au long de la vie. Il insiste aussi sur l’anticipation des besoins en formation des régions et collectivités d’outre-mer grâce aux diagnostics territoriaux et aux contrats de plans régionaux de développement des formations professionnelles. Enfin, le texte préconise de renforcer les partenariats avec les collectivités locales pour assurer une meilleure gestion du dispositif de continuité territoriale.

par Philippe Grandin, Centre Inffo, 2013

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