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La Fondation Bolloré soutient la réinsertion des « accidentés de la vie »

Par Centre Inffo

La Fondation de la deuxième chance, créée par l’industriel Vincent Bolloré, octroie des aides à la formation et à la création d’entreprise à des personnes “accidentées de la vie”.

L a Fondation de la deuxième chance [1], depuis sa création par Vincent Bolloré, a aidé 7 200 personnes en grande difficulté à réaliser leur projet de réinsertion professionnelle. Elle propose une aide financière (pour suivre une formation qualifiante ou créer une entreprise) et un accompagnement humain et professionnel par un parrain, pendant deux ans.

Cette deuxième chance est accordée à des personnes en situation de grande précarité (SDF, RSA), ayant connu un accident de vie (problème de santé, décrochage social, problèmes familiaux, exil migratoire, etc.) et motivées par un projet professionnel réaliste, pour lequel elles ont déjà trouvé un cofinancement.

L’implication des bénévoles

La Fondation reçoit 1 200 candidatures par an, dont environ 50 % s’avèrent éligibles et sont redirigées vers ses 60 sites régionaux, où elles sont examinées par des binômes de bénévoles. Les 1 000 bénévoles de la Fondation sont pour la plupart salariés ou retraités des entreprises partenaires.

Le binôme reçoit le candidat, l’interroge sur le métier et la formation visés, évalue sa motivation, son autonomie et la pertinence de cette orientation. Il vérifie que la formation est qualifiante, contacte l’organisme choisi et s’assure des cofinancements. “Les candidats sont adressés par une assistante sociale, Pôle emploi ou une boutique de gestion, qui le plus souvent ont validé le projet en amont mais, dans quelques cas, il faut les réorienter”, rapporte Richard Giromella, parrain bénévole, retraité, ancien ingénieur et directeur industriel.

Les bénévoles remettent un avis à un comité d’agrément qui valide le dossier. “Cet avis peut être réservé quand il apparaît que le candidat n’est pas assez autonome ou qu’il n’ira pas au bout de la démarche”, explique Catherine Manon-Millet, bénévole déléguée du site de Paris Caisse d’épargne.

5 000 euros pour une formation

La Fondation finance environ 400 projets par an, dont 80 % de formations et 20 % de créations d’entreprise. 60 % des bénéficiaires sont des femmes. Le montant de l’aide est au maximum de 5 000 euros pour une formation et de 8 000 euros pour une création d’entreprise. Les entreprises partenaires versent entre 10 000 et 45 000 euros par an, dont 60 % sont déductibles d’impôts, et mettent un local à disposition des bénévoles et des lauréats. “Les frais de fonctionnement étant couverts par le groupe Bolloré, 95 % des contributions des entreprises profitent aux lauréats, qui ont reçu 28 millions d’euros depuis l’origine”, précise Pacifique Le Clere, délégué général.

La Fondation finance aussi bien des CAP que des masters. Sur l’ensemble des projets soutenus en 2015, les formations aux métiers du médico-social et des services à la personne arrivent en tête (42 %), devant ceux du transport (14 %), les fonctions administratives (9 %), le secteur du bâtiment, entretien et espaces verts (7 %), du gardiennage et de la sécurité (5 %).

Une charte de parrainage

Chaque lauréat signe une charte de parrainage et s’engage à être suivi pendant deux ans. Son parrain reçoit les relevés de présence de l’organisme de formation à qui est versé directement l’argent, et rédige un rapport de suivi tous les deux mois. “Nous les soutenons dans les moments-clés : avant l’examen, pendant le stage, et pour la recherche d’emploi, explique Richard Giromella. Pour les créations d’entreprise, nous validons le plan de financement et nous les aidons à trouver un cofinancement.”
Parmi les personnes qu’il a parrainées, une réfugiée politique, sans domicile fixe, a suivi une formation d’aide-soignante et trouvé du travail à l’hôpital ; un homme sans qualification, petit commerçant, a validé la formation de chauffeur de taxi ; une mère isolée a été soutenue pendant trois ans pour passer le diplôme d’assistante sociale ; un analyste-programmeur, SDF suite à un divorce, a suivi une formation de pilote-instructeur de drone.

80 % des personnes accompagnées par la Fondation sortent de la précarité. “Leur motivation, la solidité des projets mais aussi la qualité du parrainage comptent pour beaucoup dans la réussite de ces parcours”, conclut Pacifique Le Clere. 

par Mariette Kammerer, Centre Inffo, 2017

[1Ne pas confondre la Fondation de la deuxième chance, présidée par Vincent Bolloré depuis 2006, et la Fondation des Écoles de la deuxième chance (É2C), présidée par l’ancienne Premier ministre Édith Cresson.

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