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L’humanitaire, un monde de plus en plus pro

Par Onisep

Vous pensez que l’humanitaire n’est pas vraiment un métier, mais plutôt une phase dans la vie où l’on bourlingue un peu ? Faux, répondent en chœur les humanitaires. Dans la foulée de la parution de l’ouvrage "Les métiers de l’humanitaire" de l’Onisep, retour sur quelques idées reçues.

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© MSF
Les exigences ne sont pas moindres
que dans les autres secteurs

On est loin du bénévolat caritatif et des origines religieuses des débuts... Le monde de l’humanitaire s’est beaucoup professionnalisé depuis une quinzaine d’années et certains ont pu choisir d’y faire "carrière". La pression a grandi pour une meilleure utilisation des fonds, publics ou privés. Ce qui nécessite une expertise, un savoir-faire, d’autant que les programmes sont de plus en plus complexes. Par ailleurs, une intervention d’acteurs extérieurs présente toujours le risque de déstabiliser les associations locales, de déstructurer le tissu social et de créer une mentalité d’assistanat. Résultat, les exigences ont grimpé, d’autant que les intervenants locaux (infirmier, médecin, ingénieur hydraulique, agronome…) ont également progressé.

Les expatriés ne sont pas tous volontaires internationaux

Seul statut légal spécifique à l’humanitaire : le VSI (volontariat de solidarité internationale). Le volontaire s’engage pour une mission et une durée limitée (entre 6 mois et 2 ans ; plusieurs missions possibles dans la limite de 6 ans). A ce titre, il perçoit une indemnité de subsistance, pas un salaire. Environ 2 500 personnes sont recrutées chaque année avec ce statut, au sein des associations agrées par le ministère des Affaires étrangères.

Mais, comme il faut compter 8 mois de démarches avant de partir, pas mal de candidats s’engagent aussi comme volontaires hors statut – il faut alors bien étudier les conditions et garanties proposées par l’association. Surtout, les grosses ONG, celles qui interviennent le plus en urgence et sont les plus professionnalisées, ne comptent qu’un petit volant de VSI : 25 % des expatriés chez ACF, 10 % chez Handicap International.

Les candidats ne sont pas si nombreux dans la santé

Si les futurs médecins peuvent rejoindre l’humanitaire assez jeunes, dès l’internat, la santé reste un domaine dans lequel les ONG ont régulièrement des besoins. Elles doivent en effet compter avec la concurrence du secteur en France et ont du mal à fidéliser le personnel médical. Les conditions de travail et de salaire au service d’une ONG à l’étranger pour un médecin ne sont pas les mêmes que celles auxquelles il peut prétendre en France. C’est donc un choix fort. Par ailleurs, il peut y avoir des besoins de qualifications pointues : par exemple, ACF pointe le manque de nutritionnistes.

Les salaires ne sont pas toujours inférieurs

Les niveaux de rémunération diffèrent beaucoup d’une structure à l’autre. Les salaires des postes à responsabilité ont la réputation d’être bien inférieurs à ceux pratiqués en entreprise, jusqu’à 30 % de moins. Mais cela concerne surtout les petites associations. Dans les grosses ONG, concurrence oblige, ils se rapprochent de ceux des entreprises.

Par ailleurs, le coût de la vie dans les pays d’intervention restant bien souvent assez faible, et certains frais (hébergement, transports…) pouvant être pris en charge par l’ONG, la rémunération perçue en expatriation permet à d’aucuns d’épargner pour l’avenir. Enfin, c’est sans compter les salaires très confortables des experts humanitaires dans les agences de l’ONU ou de l’UE.

L’expatriation n’exclut pas forcément une carrière en France

Beaucoup d’expatriés alternent missions humanitaires et retours en France pour travailler quelques mois ou 1 an dans leur domaine de qualification. Dans le bâtiment par exemple, ils vont reprendre un chantier, être responsables de construction en France et ensuite repartir dans l’humanitaire, en mission… Ce sont des passerelles (très) fréquentes. Le domaine de la santé permet aussi de cumuler pratique dans l’Hexagone et engagement simultané dans une association, ou encore de s’expatrier en pointillé.

Pour aller plus loin...

Les métiers de l’humanitaire, collection Parcours
Parution : novembre 2012

par Onisep, 2013

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