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L’association Euro App’ veut développer la mobilité longue durée pour les apprentis en Europe

Par Euroguidance France

L’association Euro App’ (European Apprenticeship Programme) vient de donner le coup d’envoi officiel de son projet : promouvoir la mobilité longue en Europe, au bénéfice des apprentis.

Après une phase progressive de montée en charge, l’association souhaite contribuer à la conception d’un futur programme d’une ampleur beaucoup plus ambitieuse. Une initiative pour poser les premiers jalons d’un possible futur contrat d’apprentissage unique européen et qui pourrait ouvrir de nouveaux droits à la mobilité des jeunes européens.

Septembre 2016, #EuroApp lance l’adaptation du programme Erasmus pour les jeunes en apprentissage

Objectif : permettre aux jeunes apprentis de bénéficier des mêmes possibilités que les étudiants de l’enseignement supérieur, en termes de séjours longs dans un pays de l’UE et d’accès aux prestations liées (bourses, préparation linguistique).

Ce projet pilote vient donner corps à une proposition initialement émise par Jean Arthuis, avec le soutien de la Commission européenne et du Parlement européen. Antoine Godbert – ancien directeur de l’agence Erasmus + -préside l’association loi 1901 Euro ‘App, récemment créée.

Ce consortium qui se consacrera au développement du programme, porté par les Compagnons du devoir, réunit 33 centres de formation (16 étant français), provenant en tout de 12 pays européens.

Élargir l’accès au plus populaire des programmes européens

La montée en charge du programme sera à dessein très progressive : 145 apprentis (dont 75 français) bénéficieront entre octobre 2016 et juin 2017 d’un séjour à l’étranger d’une durée de 6 à 12 mois consécutifs. 95% des participants concerneront des jeunes de niveau V et IV. Coût initial du financement par la Commission Européenne : 1,8 millions d’euros.

Mais les initiateurs du projet visent beaucoup plus vaste : après la première phase pilote, ils espèrent que le programme puisse mobiliser 500 millions d’euros de financements l’année prochaine, et atteindre un coût final qui pourrait s’élever jusqu’à 1,5 milliards d’euros.

Des objectifs ambitieux qui sont à la hauteur des enjeux soulevés : le chômage des jeunes, l’attractivité et le futur de la construction européenne.
La stratégie vise à mobiliser comme levier le programme Phare et parmi les plus populaires des actions bâties par l’Union Européenne : Erasmus, aux bénéfices reconnus (compétences acquises durant la mobilité, dynamiques territoriales impulsées, développement du sentiment de citoyenneté européenne, ...).

La mobilité européenne pour les apprentis : une situation actuelle complexe, avec d’importantes limitations

Pour rappel, les apprentis peuvent déjà aujourd’hui bénéficier de périodes courtes de mobilité dans le cadre du programme Erasmus +.

Cependant, ils demeurent très largement exclus de possibilités de mobilités plus longues durant leur cursus de formation. Les raisons plurielles de cette situation tiennent en particulier à la complexité des questions de droit soulevées par le détachement d’un apprenti employé par une entreprise, dans un pays tiers : l’intrication de difficultés liées aux incompatibilités des droits du travail et des systèmes de protection sociale, rendent aujourd’hui particulièrement périlleux l’envoi « sécurisé » d’un jeune suivant une formation dans un CFA français, pour une période de stage de plusieurs mois à l’étranger.

Vers un big bang de la mobilité ?

À travers la recherche de solutions ad hoc pour organiser chacune des 145 premières mobilités longues à mettre en œuvre, les promoteurs ont opté pour une méthode empirique.
En effet, chaque séjour va nécessiter la résolution des multiples problèmes spécifiques posés en fonction des pays concernés : couverture sociale, rémunération, liens entre le centre de formation du pays d’origine et celui du pays d’accueil…

À la clé : la recherche d’une simplification des procédures et d’une compatibilité entre des pratiques et législations très hétérogènes.

Répondre à la question : « à quoi pourrait ressembler un futur Contrat d’apprentissage unique européen ? », pourrait ainsi conduire à des changements bien plus vastes, au-delà du seul domaine de l’apprentissage.

La mobilité des jeunes européenne deviendra-t-elle demain la règle courante, et un nouveau droit ?

Les suites du projet Euro App promettent de très nombreux … apprentissages !

par Euroguidance France, 2016

Réalisé avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme Euroguidance. Son contenu n’engage que son auteur, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

À consulter :

  • Lancement du programme européen pour la mobilité longue des apprentis les 20 et 21 septembre à Bruxelles : communiqué de presse
  • Europe : un dispositif pour booster la mobilité des apprentis : www.letudiant.fr/

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