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Julie Devys, de l’officine à la pâtisserie

Par Centre Inffo

Facile d’accès pour qui possède déjà un bagage initial, la pâtisserie, comme la boulangerie, est un métier prisé des candidats à la reconversion. Exemple avec Julie Devys, pharmacienne devenue sur le tard entrepreneuse… en pâtisserie.

Des cordes à son arc, on peut en avoir plusieurs, s’en inventer, s’en créer, en acquérir au gré de ses besoins et de l’évolution de ses envies. Étonnant de prime abord, le parcours de Julie Devys, 48 ans, témoigne à la fois qu’un métier n’est pas forcément là pour la vie et que le sens à donner à la notion d’évolution professionnelle dépend avant tout du projet de la personne. Dotée d’un bac scientifique, Julie Devys a ainsi d’abord fait le choix d’études pharmaceutiques option industrie. « La pharmacie, c’était un peu un choix par défaut, parce que mon entourage jugeait la médecine trop difficile pour moi, l’industrie, c’était parce que je trouvais cela plus attrayant que l’officine », se souvient-elle. Reste qu’après des débuts chez L’Oréal, c’est finalement en officine qu’elle travaille pendant 3 ans suite à une mutation professionnelle de son mari. Choisissant ensuite d’interrompre sa carrière pour se « consacrer pleinement » à sa famille, elle rencontre des difficultés lorsqu’elle décide de reprendre son activité professionnelle. Et d’expliquer : « avec 5 enfants et une expérience qui me mettait en concurrence avec les stagiaires et les jeunes diplômés, je faisais peur aux employeurs ! » Ne trouvant pas de travail dans le milieu de la pharmacie et souhaitant trouver un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, elle décide alors de changer de cap : « passionnée depuis longtemps par la cuisine et plus spécialement par la pâtisserie, j’ai décidé de passer mon CAP en candidat libre ». Objectif : se mettre à son compte et proposer directement aux particuliers et professionnels sa production.

Face(C)ook !

Pour se préparer, elle navigue en solo et déniche une communauté Facebook "passer son CAP pâtisserie en candidat libre" : « c’est un dispositif assez bien fait, avec un exercice par semaine, beaucoup d’informations et la possibilité de poster ses réalisations ». Utilisant en complément les vidéos pédagogiques mises à disposition par nombres d’organismes de formation, elle s’astreint pendant 6 mois à un véritable programme de travail et valide son diplôme au premier passage. Envahissant tout au long de sa formation le domicile familial de ses productions pédagogiques, elle en profite pour créer un blog "Sauvez notre ligne !", destiné à écouler ce que sa famille, pourtant nombreuse, ne parvient pas à engloutir… Sympathique, l’initiative est également l’occasion de financer l’achat des matières premières et de tester ce qui deviendra son activité principale : la vente en direct. Sans pas de porte et ne travaillant que sur commande, elle a rapidement développé une clientèle de particuliers et de professionnels, séduits par une offre fondée sur le sur-mesure, des produits de qualité et de saison. La posologie est à l’appréciation des gourmands.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2016

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