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Ingénieur (e) : Pourquoi pas les filles ?

Par Onisep

Les jeunes filles représentent près de la moitié des effectifs en terminale S, mais à peine 25% en écoles d’ingénieurs. Pourtant, les exemples de réussite sont nombreux.

Comment expliquer si peu de candidates aux prépas scientifiques ? Et que faire pour inciter les jeunes filles à s’intéresser aux carrières d’ingénieures ?

Décryptage avec deux générations d’ « X »

  • Marion Guillou et Michèle Cyna, anciennes polytechniciennes (promos 1973 et 1976) ;
  • Amélie Héliou, actuellement en 3ème année.

L’idée reçue : « La prépa scientifique, c’est trop dur »

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Amélie Héliou (DR)
Elève de Polytechnique (promo 2010)

« Ce sont des préjugés ! Au lycée, les professeurs comme l’entourage nous disent qu’on fera plein de nuits blanches, qu’il y a beaucoup de stress… ce qui est assez faux. C’est comme la compétition entre élèves : dans ma classe de MP, il n’y en avait pas. En fait, la prépa scientifique c’est comme le lycée sauf que ça demande plus de travail, d’investissement. En plus, ça me paraît moins dur d’intégrer une grande école par la voie scientifique qu’après une prépa économique ou littéraire, vu qu’il y a plus de places… De toute façon, la prépa est très formatrice. Même si on ne la réussit pas, elle permet de bien s’organiser et de mieux se connaître. Après, je pense que les lycéennes se disent que c’est plus "normal" pour elles de faire une prépa littéraire ou médecine, parce que c’est ce que font la majorité des filles. Il y a un certain réconfort à se dire "ça va bien se passer puisque ça s’est bien passé pour les autres… ". Moi, j’ai envie de dire qu’on réussit aussi très bien en prépa scientifique ! »

 

L’idée à retenir : « Ingénieur(e) ? Une formidable diversité des métiers »

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© Jérémy Barande
Coll. École polytechnique
Marion Guillou, présidente
du conseil
d’administration
de l’école Polytechnique
(étudiante de la promo 1973)

« Quand j’ai démarré mes études, j’avais une image un peu tristounette du métier d’ingénieur. Je pense qu’aujourd’hui encore, les lycéennes qui aiment les maths et la physique ont tendance à ne pas s’engager dans ces filières parce qu’elles ont une vision faussée de la profession. Pourtant ce métier est beaucoup plus diversifié qu’elles ne l’imaginent. Comme le disent les sociologues, c’est une question de représentation sociale des métiers. Tout le monde sait ce que fait un médecin, mais un(e) ingénieur(e) ? ll faut montrer aux jeunes filles ce que vivent les femmes qui ont embrassé la carrière d’ingénieur. Non pour les ériger en "exemples" mais parce qu’elles sont des "réalités de vie". Aujourd’hui, on est 1800 femmes diplômées de Polytechnique. Chacune de nous a réussi à bâtir exactement la carrière qu’elle envisageait. Il y a autant de façons d’être ingénieure que de façons d’être femme. »

 

L’idée à défendre : « Oui, on peut conjuguer vie familiale et professionnelle »

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© Jérémy Barande
Coll. École polytechnique
Michèle Cyna
présidente de
Polytechnique au féminin
et directrice déléguée
à l’international
chez Veolia Transport
(étudiante de la promo 1976)

« Les hommes ne sont pas obligés de sacrifier leur vie familiale à leur carrière… et les femmes non plus ! En 1976, quand je suis entrée à Polytechnique, nous étions 20 filles pour 300 garçons. Certains disaient qu’on leur prenait la place, et que le jour où nous aurions des enfants, on s’arrêterait de travailler. La suite leur a donné tort, et nombreuses sont les femmes qui peuvent témoigner d’avoir mené de front des carrières d’ingénieure et des vies familiales. D’ailleurs, la plupart de mes camarades ingénieures ont au moins un enfant, et souvent plusieurs. À nous de montrer aux jeunes filles que les femmes réussissent aussi bien que les hommes. À mon sens, pour s’assurer un confort de vie et garantir son accomplissement personnel, il faut avant tout penser à se faire plaisir ! Quand on fait des choses qu’on aime, on est beaucoup plus heureuse. Donc si vous aimez les sciences, inutile de vous forcer à faire autre chose ! Car, malgré les difficultés rencontrées, vous aurez la satisfaction de mener une carrière passionnante. Et avec ce choix d’orientation : pas de crainte à avoir pour votre avenir. Aujourd’hui, les femmes ingénieures trouvent du travail aussi vite que les hommes. »

 

La preuve par l’exemple

À l’occasion du 40ème anniversaire de l’entrée des femmes à Polytechnique, est paru le livre Femmes de Progrès, Femmes de Polytechnique qui met en lumière le parcours professionnel, mais aussi personnel, d’une quarantaine d’ingénieures.

Pour aller plus loin...

Les écoles d’ingénieurs, collection Dossiers

Parution : novembre 2012.

par Onisep, 2012

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