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Ingénieur à l’université : des filières à découvrir

Par Onisep

Une cinquantaine d’écoles d’ingénieurs (soit un quart des écoles reconnues par la CTI) sont rattachées à une université. Leur diplôme est reconnu de la même façon que celui des autres établissements. Mais la formation présente quelques spécificités intéressantes. Explications.

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© ESIEA

Un constat : longtemps marginale, la formation d’ingénieurs au sein des universités s’est fortement développée au cours des 20 dernières années. Le nombre d’élèves inscrits dans les écoles internes aux universités a ainsi augmenté de 70 % entre 1990 et 2011 pour atteindre près de 18 000 (Source : DEPP).

Un recrutement plus ouvert

Comme dans l’ensemble des écoles d’ingénieurs, la sélection à l’entrée est la règle. Elle s’opère soit sur examen du dossier et entretien, soit sur épreuves écrites et orales. La moitié des écoles universitaires recrute directement après le bac, pour 5 ans d’études. Les autres ne sont accessibles qu’à partir du niveau bac + 2, pour 3 ans d’études.

Recrutement à bac.
Le bac S a la priorité, mais les écoles universitaires d’ingénieurs n’écartent pas les bacheliers STI2D et STL. Un concours commun (concours Geipi Polytech) à 18 écoles a été mis en place en 2013 spécialement à leur attention offrant près de 400 places.

Une fois admis, les élèves suivent un cycle préparatoire de 2 ans avant d’accéder au cycle ingénieur proprement dit, qui dure 3 ans. Pour ceux issus d’un bac technologique, 15 écoles du concours Geipi Polytech prévoient que le cycle préparatoire se déroule dans un IUT partenaire. Les élèves préparent un DUT tout en bénéficiant de cours complémentaires. À l’issue des 2 ans, ils rejoignent le cycle ingénieur.

À noter. Depuis 2013, le réseau Polytech qui regroupe 13 écoles universitaires s’ouvre également aux étudiants issus de 1re année de santé (PACES) et leur propose d’entrer directement en 2e année de cycle préparatoire, avant d’intégrer le cycle ingénieur de 3 ans.

Recrutement à bac + 2. Les profils admis à ce niveau sont, là encore, plus diversifiés que dans les autres établissements. Les "taupins" (élèves de classes prépas) sont en effet moins nombreux : ils représentent 30 % des élèves, contre 39 % dans l’ensemble des écoles. À l’inverse, les titulaires de DUT ou de BTS sont accueillis plus largement : ils constituent près du quart des admis (24 % contre 14 %). De même, les diplômés de licence ou de master y poursuivent davantage leurs études (11 % contre 6 %). (Source : DEPP)

Pas ou peu de frais de scolarité

Dans les écoles internes aux universités, les frais de scolarité sont fixés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En 2012-2013, ces droits s’élevaient à 596 €, auxquels il convient d’ajouter l’inscription à la Sécurité sociale étudiante (environ 200 €).

Par ailleurs, les étudiants boursiers, exonérés des frais de scolarité, sont majoritaires dans les écoles universitaires : ils représentent 59 % des inscrits, contre 27 % dans l’ensemble des formations d’ingénieur.

La carte d’étudiant délivrée aux élèves leur permet de profiter de toutes les infrastructures du campus sur lequel ils sont accueillis : équipements sportifs, restaurant universitaire, bibliothèque…

Un point fort : la recherche

Le nombre limité d’élèves par promotion (de 50 à 100) garantit dans ces filières un taux d’encadrement excellent : un enseignant permanent pour 7 à 10 élèves en moyenne. De par leur statut, les enseignants sont également chercheurs. Les étudiants bénéficient donc d’une formation à la pointe et peuvent être associés aux travaux des laboratoires partenaires. Ceux qui sont intéressés par la voie de la recherche trouveront facilement à faire des stages dans l’un de ces laboratoires.

Une insertion facile

Pour la plupart jeunes, les filières universitaires jouissent d’une notoriété moins forte que les grandes écoles du type Centrale, Mines ou Ponts. Cependant, souvent positionnées sur des créneaux d’activité précis, elles disposent d’une bonne reconnaissance auprès des professionnels de leur domaine. Les ingénieurs diplômés en ingénierie marine de l’Isitv Toulon sont ainsi appréciés des compagnies pétrolières pour les travaux off-shore. De même, les filières génie des procédés et énergétique de l’ENSGTI de Pau sont bien reconnues des industriels dans le grand Sud-Ouest.

Carte d’identité des filières d’ingénieurs universitaires

  • Nombre : environ 50.
  • Statut : public rattaché à une université, tandis que les autres écoles publiques sont directement sous tutelle d’un ministère (Enseignement supérieur et Recherche, Agriculture...).
  • Date de naissance : au début des années 1970 pour les plus anciennes.
  • Implantations : sur tout le territoire métropolitain, en Corse et jusqu’à La Réunion.
  • Nombre d’élèves inscrits : en 2011-2012, 17 281.
  • Proportion de filles : 30 %.
  • Spécialités : agroalimentaire, biotechnologies, informatique, mécanique… les écoles universitaires proposent une large palette de spécialisations.
  • Modalités de formation : à temps plein ou par l’apprentissage.

Pour aller plus loin...
Les écoles d’ingénieurs, collection Dossiers

Parution : Novembre 2012

par Onisep, 2013

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