Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Humanitaire, les études en 5 points clés

Humanitaire, les études en 5 points clés

Par Onisep

Les métiers de l’humanitaire représentent un petit créneau, mais beaucoup de chemins y mènent. Pas de voie de formation unique et royale donc. Quelques infos à retenir néanmoins pour assurer ses arrières.

JPEG - 11.4 ko
© Benoit Fink / MSF

Règle n°1 pour intéresser une ONG (organisation non gouvernementale) : posséder une qualification professionnelle. Le choix d’une formation spécialisée dans l’humanitaire, lui, ne s’impose pas. Néanmoins cela peut permettre de découvrir le secteur en amont ou au contraire d’ajouter à des compétences déjà acquises des connaissances liées à l’action humanitaire.

Privilégier un bac + 5

Sauf si vous choisissez une profession paramédicale, pour laquelle le diplôme d’État se situe généralement au niveau bac + 2/3, visez des formations longues en 5 années après le bac. Le niveau master est en effet désormais le minimum requis par les grandes ONG (50 % des volontaires ont au moins un bac + 5) qui, en outre, n’envoient pas sur le terrain des candidats trop "jeunots". Attention, cependant, à ne pas tomber dans l’excès inverse et à empiler les diplômes spécialisés, cela ne renforcera pas votre employabilité.

Penser compétences transférables

Même lorsque l’on n’a, à un moment donné, qu’une seule idée en tête : "partir à l’autre bout du monde", il ne faut pas omettre d’envisager un retour possible en France après quelques années à barouder. Si elle apporte des connaissances spécifiques au secteur de l’humanitaire, la formation choisie doit aussi permettre d’acquérir des compétences monnayables (en gestion, en logistique, en environnement…) dans un autre contexte. L’idéal est de faire des stages ou même d’avoir une première expérience en entreprise qui seront autant de jalons pour une reconversion au retour de missions humanitaires.

Un master "humanitaire" à tout prix ?

Pour une première mission, les ONG recherchent avant tout des compétences éprouvées dans un domaine qui les intéresse (santé, agronomie, hydraulique, finance…). Ce que n’apportent pas les masters en gestion de projets de solidarité internationale. En revanche, ces derniers permettent de doper un parcours déjà amorcé dans l’humanitaire et de faciliter l’accès à des postes à responsabilité, comme celui de chef de mission. Ces masters préparent aussi un professionnel aguerri à une expatriation : un gestionnaire abordera la fonction d’administrateur mieux armé.

"Do you speak English ?"

Travailler dans l’humanitaire, c’est travailler à l’étranger ou du moins dans un contexte international. Aussi est-il indispensable d’avoir un bon niveau en anglais. Il arrive que des ONG se privent de candidats compétents quand ceux-ci ne maîtrisent pas assez bien la langue de Shakespeare, la plus répandue dans le monde. Elle sert pour communiquer avec les autres expatriés, mais aussi avec les collaborateurs locaux. Et le siège ne fait pas exception : échanges avec le terrain, passage en formation des nationaux, forums… Pour les passionnés d’Amérique du Sud, bien sûr, visez l’espagnol.

Trouver un financement

En dehors des formations universitaires, les écoles spécialisées sont toutes privées et donc payantes (de 4 000 € à 11 500 € par an). En cas de stage à l’étranger, le voyage et parfois les frais de logement et de nourriture sur place sont à la charge de l’étudiant. Les études représentent donc un investissement à prendre en compte avant de s’engager. Une solution consiste à avoir une première expérience en entreprise qui vous ouvre des droits à la formation continue et vous permet de faire financer un cursus spécialisé, par exemple à Bioforce ou à l’Ifaid.

L’offre de formation humanitaire

Les écoles spécialisées. Une demi-douzaine d’écoles sont tournées vers le secteur humanitaire, proposant des diplômes de niveau bac + 3 à bac + 5. Dans ce petit monde, les noms des établissements Bioforce, Ifaid, Istom et 3A sont bien connus. L’ancienneté de ces 4 établissements (Bioforce, l’Ifaid et 3A sont nées il y a 25 à 30 ans et l’ Istom est même centenaire) leur confère une certaine notoriété. Les relations qu’ils ont nouées au fil des ans avec les acteurs de la solidarité, à l’étranger et en France, facilite, sans le garantir, le placement des stagiaires et des jeunes diplômés.

L’université. L’offre de formations labellisées "humanitaire" à la fac est à l’image du secteur, de plus en plus expert : un DUT, deux licences pro et plus d’une centaine de masters en solidarité internationale, développement… Là encore, bien se renseigner sur les débouchés, tous les diplômés ne partiront pas coordonner des opérations au bout du monde.

par Onisep, 2012

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement