Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Hervé Goluza, photographe autodidacte

Hervé Goluza, photographe autodidacte

Par Centre Inffo

Originaire de Croatie, Hervé Goluza est arrivé en France à l’âge de 13 ans. Passionné de toujours par les arts plastiques, il a d’abord subi son orientation, avant de parvenir à donner un tournant plus artistique à sa carrière.

« Je voulais faire un métier artistique »

Chaotique. Sans que l’on ne sache très bien s‘il se réfère à quelque désordre ou tumulte, Hervé Goluza use à maintes reprises de ce terme pour dépeindre son parcours. Parce qu’il a d’abord dû apprendre le français avant de vivre pleinement sa scolarité, parce que sa formation initiale l’a d’abord conduit vers un métier qui n’était pas le sien ou parce qu’il s’est ensuite affranchi de tout formalisme pour tracer son chemin, il paraît toujours s’étonner d’éveiller l’intérêt. Curieux pour un homme qui a fait profession de révéler l’âme des choses.

Pourtant, ses photos en témoignent, lui a compris de la plus intime des façons cette maxime de Flaubert : "Pour qu’une chose devienne intéressante, il suffit de la regarder assez longtemps." Et prêter attention à Hervé Goluza, c’est découvrir un itinéraire où la motivation l’emporte sur les moyens. Le conseil en évolution professionnelle et le compte personnel de formation tardent à démarrer ? C’est évidemment regrettable mais - au regard du taux d’accès au DIF (4,9% en 2011), des quelque 40 000 CIF accordés chaque année et des 12 000 dossiers CPF bouclés à l’été 2015 -, il est heureux que puissent s’emprunter d’autres chemins.

« J’ai continué à apprendre en travaillant »

Après la sixième d’initiation à 13 ans, la formation en dessin industriel à 20 ans, il commence par exercer en intérim. Le temps de comprendre que l’ambiance des bureaux d’études lui convient d’autant moins qu’il n’est pas assez qualifié, le voilà qui reprend ses études dans un lycée privé. Financé avec ses économies, l’objectif est simple : décrocher un bac A3 pour envisager un métier artistique. Déçu en fac d’arts plastiques, il enchaîne les petits boulots, tout en s’autoformant au métier de graphiste. Le premier CDI n’est pas facile à décrocher mais lui permet une évolution rapide.

Devenu chef de studio, il seconde la direction artistique de quatre titres de presse informatique, avant qu’un plan social ne l’emmène voir du côté de la presse féminine. Lorsqu’un nouveau plan social se déclenche, il décide alors de donner un tournant professionnel à l’une de ses passions : la photo. Il s’équipe, apprend seul et se lance. « J’ai sans doute perdu un peu de temps, j’aurais dû chercher des boulots d’assistant pour apprendre un peu plus vite les ficelles du métier », estime-t-il. Reste que la reconversion a fonctionné et qu’il avoue « très peu démarcher ».

Le voilà digne d’intérêt...

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2015

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement