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Hélène Mayer-Nahon, de journaliste à psychologue clinicienne

Par Centre Inffo

Journaliste pendant plus de 15 ans, Hélène Mayer-Nahon a repris ses études pour devenir psychologue clinicienne. Nous l’avons abordée avec le préjugé d’une reconversion radicale, elle nous décrit un lien tissé d’une même curiosité de l’autre.

Fallait-il vraiment parler d’une ex-journaliste (profession en crise), reconvertie en psychologue (profession surpeuplée) ? Un peu pour éviter un énième sujet sur les codeurs (profession en vogue), et beaucoup par curiosité, nous n’avons pas hésité longtemps. À 52 ans, Hélène Mayer-Nahon présente un parcours académique d’une envergure peu commune : double cursus de troisième cycle en histoire, journalisme et communication en formation initiale, master 2 de psychologie clinique et psychopathologique en reprise d’études.

Pour expliquer cette étonnante seconde partie de carrière, entamée à près de 45 ans, un fil : se rêvant d’abord ethnologue, c’est en journaliste de presse écrite qu’elle débute sa vie professionnelle. Pour elle, il faut déjà y voir le signe d’une curiosité de l’autre, doublé d’un intérêt pour l’écoute et la volonté de comprendre. « Comprendre l’autre, dans son unicité ou pris dans une globalité » et, finalement, comme elle s’efforce aujourd’hui de le faire en tant que psychologue clinicienne, « dans son intimité ».

Au-delà du miroir

De là à lâcher la plume pour l’écoute active, restait à ajouter des ingrédients classiques de la reconversion, mêlant aléas de la vie professionnelle et personnelle : dans son cas, c’est la fin d’une collaboration conjuguée aux bienfaits d’une psychothérapie qui l’amène à se lancer. « Reprendre les études à 44 ans, sans aucun financement, ce n’est pas simple », se souvient-elle. Partie la fleur au fusil, elle s’inscrit à Paris V, « l’une des meilleures facs en termes de psycho », pour un cursus qui l’amènera de la licence au master. Et finalement, concède « avoir trouvé ça assez difficile : j’avais une famille, des enfants, le temps que l’on peut consacrer aux études n’est plus du tout le même... ». Mais elle s’accroche, se passionne et, diplôme en poche, exerce pendant deux ans comme psychothérapeute bénévole avant de décrocher un poste de psychologue clinicienne contractuelle à plein temps à l’hôpital Bicêtre (94).

Heureuse de sa nouvelle vie professionnelle, elle se surprend parfois à penser à d’autres possibles. Comme si « prendre un nouveau chemin professionnel était une façon de rester jeune », s’amuse-t-elle. On la croirait volontiers, si ne s’échappait un quasi cri du cœur : « Ffini les études ! » Bien décidée à ne plus retourner sur les bancs de l’université, elle n’en souligne pas moins conserver un inaltérable « plaisir d’apprendre ». Ce que lui permet la formation continue avec, encore et toujours, un même moteur : « Douter, interroger, chercher à voir ce qu’il y a derrière... »

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2017

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