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Géraldine Legros, le sens malgré tout

Par Centre Inffo

D’ingénieure à chargée de mission en développement social urbain en passant par l’insertion, à 34 ans, Géraldine Legros a déjà un parcours riche, en résonance avec les préoccupations environnementales et sociales de l’époque.

La formation initiale de Géraldine Legros en témoigne, elle appartient à cette génération naturellement sensibilisée au développement durable. Suffisamment concernée pour consacrer ses études supérieures à la cause, elle n’en a pas moins bifurqué à la suite d’une première expérience qui lui fit mesurer l’écart entre le marketing de la construction énergétique et la réalité des pratiques. Employée dans un bureau d’études, elle n’apprécie guère de devoir se mettre au service de cahiers des charges estampillés HQE qui n’hésitent pas à imposer des matériaux non recyclables pour l’isolation des bâtiments. L’expérience dure six ans mais le sentiment d’être dans un marché de dupes progresse : doit-elle poursuivre dans cette voie qu’elle a choisie sur la base de convictions qu’elle balaie au quotidien ? La réponse est non.

De l’environnement au développement social

Souhaitant se rapprocher d’une mission plus conforme à la perception qu’elle se fait de son utilité sociale, elle suit alors un bilan de compétences qui valide son projet de reconversion. Ce sera l’insertion, secteur qu’elle a découvert en tant que bénévole au sein d’un centre social. Visant un diplôme universitaire de formateur d’adultes, elle sollicite un congé individuel de formation qui lui est refusé, de même que la rupture conventionnelle qu’elle avait réclamée. Le parcours devient dès lors plus ardu et passe par les cours du soir du Cnam. C’est la possibilité d’obtenir une convention de stage qui lui permet de mettre un pied dans son nouveau domaine, où elle évolue de chargée de formation à chargée d’insertion. Si sa conception du sens au travail est désormais respectée, c’est cette fois-ci la précarité du secteur qui l’amène à nouveau à revoir son parcours. Profitant d’un licenciement économique, elle bénéficie d’un financement Pôle emploi pour suivre un master qui lui permet de décrocher un CDI en tant que chargée de mission en développement social urbain. Stabilisée et mieux rémunérée, elle s’occupe désormais de développement local et d’ingénierie de projet.

À 34 ans, Géraldine Legros ne regrette rien, si ce n’est sa première orientation. « Si j’étais allée directement vers les sciences humaines, voire l’architecture puis la sociologie urbaine, je serais allée beaucoup plus vite », estime-t-elle. Reste le processus de reconversion, qu’elle juge « très compliqué ». Car si la recherche d’informations est relativement aisée pour les publics qualifiés, elle souligne « l’inconfort » financier et organisationnel du parcours, quand celui-ci doit se réaliser en dehors du plan de formation ou d’un congé individuel de formation.

PHOTO - « La reconversion peut être très compliquée »

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2015

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