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Futur artisan : comment prendre un bon départ

Par Onisep

Envie d’être indépendant, d’exprimer sa créativité… Chaque année, quelque 23 000 jeunes de moins de 30 ans créent une entreprise artisanale. C’est pour eux l’aboutissement d’un projet mûrement réfléchi et préparé. Voici les 4 étapes clés pour partir du bon pied.

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© Jérôme Pallé / Onisep

Artisan : des compétences techniques avant tout

Chocolatier, fleuriste, toiletteur canin, électricien, plasturgiste, tapissier-décorateur, coiffeur… Derrière le mot "artisan" se cachent quelques 250 métiers. Avec pour point commun, l’exigence d’un certain niveau de technicité : ne s’improvise pas artisan qui veut.

Tout métier artisanal exige la maîtrise de savoir-faire spécifique. D’ailleurs, les activités qui peuvent avoir un impact sur la sécurité du consommateur (alimentation, bâtiment, maintenance, soins personnels…) sont réglementées. Leur exercice doit être encadré par un professionnel diplômé (au minimum le CAP) ou expérimenté (plusieurs années d’expérience). Certains métiers requièrent une qualification supérieure. Ainsi, pour ouvrir un salon de coiffure il faut avoir un brevet professionnel ou un brevet de maîtrise.

L’acquisition des savoir-faire exige en outre une pratique professionnelle, plus ou moins longue selon les professions. En témoigne la part des artisans formés par apprentissage : autour de 30 % dans le bâtiment et l’alimentation, 76 % en coiffure.

Lancer sa propre affaire : se former au management est un plus

L’artisan est un entrepreneur qui doit s’occuper de la gestion et de la commercialisation de son activité, de la formation de ses collaborateurs, et parfois de la recherche de marchés à l’étranger. Une variété de tâches qui vont bien au-delà de ses compétences techniques et artisanale premières.

Un stage de préparation à l’installation organisé par les CMA (chambres de métiers et de l’artisanat), et proposé à tous les porteurs de projet, aborde ces questions sur une semaine. Ceux qui souhaitent aller plus loin disposent de toute une palette de formations. Certaines sont délivrées par les CMA à différents niveaux : encadrant d’entreprise artisanale (niveau bac) ; brevet de maîtrise à double compétence métier et gestion (niveau bac + 2). Citons aussi les licences professionnelles "entrepreneuriat" dont certaines ciblent l’artisanat, comme au Cnam, à Évry, à Montpellier, à Marne-la-Vallée… Ou encore, le titre entrepreneur de la petite entreprise du Cnam (niveau bac + 2).

Une étude de marché comme préalable à l’installation

En tant que créateur d’activité, l’artisan doit également trouver un marché (et s’y faire une place). Ce qui implique de définir précisément les produits ou les services proposés ainsi que la clientèle visée. Autrement dit, il ne suffit pas de se dire qu’on va ouvrir un atelier de couture, mais se demander, par exemple, si la création de robes de mariées sur mesure serait un créneau porteur. D’autres questions se posent : l’emplacement de l’installation, le choix entre création et reprise d’entreprise, la politique de prix, la vente en boutique et/ou sur Internet...Il est indispensable de constituer un business plan solide.

Tout commence par une étude de marché : analyse de la demande potentielle et de la concurrence, positionnement du produit ou du service offert. Cela permet de vérifier la pertinence du projet et d’affiner sa stratégie commerciale. L’étape suivante consiste à évaluer les ressources et les besoins de financement indispensables pour démarrer l’activité, puis à établir des prévisions financières qui évaluent la future rentabilité de l’entreprise sur les trois premières années. Un passage obligé pour gagner la confiance des banques et obtenir un prêt.

Se faire accompagner pour les démarches administratives

"Il faut prévoir au moins 6 mois pour étudier et monter son projet. À cela s’ajoute le temps de la négociation en cas de reprise d’une entreprise artisanale", note Sabine Evrard de la Chambre de métiers du Loir-et-Cher. Les CMA conseillent les porteurs de projet, notamment lors d’entretiens individuels. Elles les aident à constituer leur business plan et à choisir le statut de la future entreprise. Elles les orientent dans leurs démarches administratives et dans leurs demandes d’aides financières. "Mieux on est formé et accompagné, plus on a de chances de réussir son projet".

par Onisep, 2014

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