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Question à... Paul Santelmann, directeur de la veille "Emploi et qualifications" à l’Afpa

Membre de la direction de l’ingénierie et de l’innovation pédagogique du premier opérateur public de formation des adultes, Paul Santelmann nous livre sa vision de la formation continue (extrait).

« Trouver un nouvel équilibre entre les fonctions formatives des entreprises et les organismes de formation »

Pourquoi estimez-vous les « microformations de type adaptatif inadaptées aux transformations de l’appareil productif » ?

Les formations courtes se font spontanément et on n’a pas besoin de textes de loi pour réguler cela. Par contre, si quelqu’un veut changer de métier à 40 ans, les pouvoirs publics sont comptables d’une réponse de qualité qui ne se construira pas sur une régulation mercantile mais sur un financement dédié, un pilotage et un contrôle organisé en lien avec les représentants des métiers et des entreprises. La bonne option, c’est trouver un nouvel équilibre entre les fonctions formatives des entreprises et les organismes de formation. Cela permettrait de jouer sur les complémentarités et il n’y aurait plus besoin d’avoir 15 000 organismes de formation. Une maison comme l’Afpa n’a plus systématiquement intérêt à reproduire les situations de travail telles qu’elles se passent dans les entreprises. Par contre, il faut repérer un nouveau champ d’action en matière d’accompagnement de l’évolution des process de travail, des métiers, etc. Et c’est pour cela que l’alternance est le nœud de l’affaire : plus les entreprises seront impliquées dans l’apprentissage des jeunes, plus elles développeront des fonctions formatives qui vont servir en formation continue. Nous aurons enfin un argument vis-à-vis de l’Éducation nationale pour signifier qu’il ne sert à rien de rajouter deux ou trois ans d’études pour tout le monde si les entreprises garantissent un investissement sur l’intelligence des personnes et leurs compétences, à condition de leur permettre de combiner VAE et formation. Et comme tout le monde ne travaille pas dans les grandes entreprises, il faut bien sûr associer les salariés peu qualifiés des TPE-PME dans cette dynamique, comme le fait l’expérimentation lancée par la DGEFP sur la formation en situation de travail (FEST).

propos recueillis par Nicolas Deguerry, extraits de l’entretien "L’apprentissage, nœud de l’évolution du système", publié dans le n ° 899 d’Inffo Formation, daté 1er au 14 mai 2016 (payant)

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