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Fondations d’entreprise

Pourquoi les entreprises choisissent-elles de financer l’emploi et l’insertion professionnelle ? Exemple avec la Fondation Société Générale, créée il y a six ans et qui délivre chaque année une centaine de cofinancements autour de deux axes majeurs : l’aide à l’entrée des jeunes dans la vie active et la lutte contre l’illettrisme.

Questions à Cécile Jouenne-Lanne, responsable de la Fondation Société Générale

Pourquoi avoir choisi l’insertion professionnelle comme "œuvre d’intérêt général" ?

Cécile Jouenne-Lanne - Beaucoup de choses restent à faire pour les populations les plus éloignées du marché du travail. Leur situation peut être comparée à un handicap, qui est un frein pour trouver un emploi, ces personnes doivent être accompagnées par des structures particulières. Nous avons choisi d’aider ces structures car l’emploi est au cœur des préoccupations de nos dirigeants qui le voient comme vecteur de réinsertion sociale. De même en ce qui concerne l’emploi des jeunes. Certains n’ont pas les mêmes chances que les autres de trouver un emploi, même s’ils sont diplômés, tout simplement parce qu’ils sont en dehors des réseaux.

Comment choisissez-vous les structures que vous aidez ?

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Cécile Jouenne-Lanne (DR)

Cécile Jouenne-Lanne - Aujourd’hui, après 6 ans d’existence, la Fondation est connue du monde de l’insertion. Nous sommes en permanence sollicités par les structures. Le seul critère déterminant est le caractère non lucratif de leur activité. Vient ensuite l’examen des pièces du dossier, sa viabilité, le sérieux des actions, le nombre de bénéficiaires, la caractère concret du projet. Environ 500 projets par an nous sont adressés et nous soutenons entre 95 et 110 d’entre eux chaque année, pour des budgets très divers et avec de grandes amplitudes financières. La règle est que nous ne soutenons jamais la réalisation totale du projet, mais 30 % au maximum, afin de ne pas mettre la structure dans un état de dépendance financière. Les projets sont donc financés par plusieurs Fondations. Nous sommes peu nombreux à travailler sur l’insertion.

Quel soutien apportez-vous à ces structures quand vous les avez choisies ?

Cécile Jouenne-Lanne - C’est la structure qui choisit de nous demander ce dont elle a besoin. Le financement que nous apportons peut concerner des dépenses de fonctionnement, l’achat de matériel, même les salaires des encadrants. Nous ne délimitons pas l’utilisation des fonds, mais nous demandons un bilan de la réalisation du projet, dans un souci de transparence. Bien sûr nous sommes aussi en contact régulier avec les structures qui nous informent des difficultés et des réussites du projet.

Quels projets avez-vous soutenus récemment ?

Cécile Jouenne-Lanne - Nous soutenons depuis plusieurs année le réseau Tissons la solidarité. Fondé par le Secours catholique, Tissons la Solidarité a pour objectif l’insertion professionnelle de personnes (essentiellement des femmes) par le recyclage et la création de vêtements. Aujourd’hui, le réseau anime et fédère plus de 70 structures. Autre exemple, Emmaüs Défi, structure d’insertion qui a 4 ans et qui a créé le système de contrats à l’heure pour les personnes les plus éloignées de l’emploi. Nous lui avons apporté un soutien financier dans le cadre de la rénovation du marché Riquet à Paris qui sert depuis début septembre de lieu de vente d’objets de la vie courante pour les plus démunis.

Propos recueillis par Sandrine Guédon, Centre Inffo, 2012

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