Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Expérimentations PACES : intégrer autrement les études médicales

Expérimentations PACES : intégrer autrement les études médicales

Par Onisep

À partir de la rentrée 2014, des universités vont proposer de nouveaux dispositifs pour intégrer les cursus de médecine, de pharmacie, d’odontologie (dentaire) ou de maïeutique (sage-femme). Sept universités sont concernées : au total, elles représentent 1 étudiant sur 5 de PACES. Le point avec François Couraud, professeur des universités à Paris 6 et conseiller scientifique et pédagogique dans ces projets.

JPEG - 8.4 ko
DR - Pour François Couraud,
ces expérimentations
sont le signe d’un changement
de mentalité sur la PACES.

Comment fonctionne cette admission alternative ?

Elle est basée sur le principe d’une intégration parallèle : un nombre limité d’étudiants entrera en 2e année de médecine, de pharmacie, d’odontologie ou de maïeutique, sans passer par la PACES. Après 1 ou 2 ans d’une licence aménagée et dense, la sélection se fera sur dossier et sur entretien. Une part des places du numerus clausus leur sera réservée. Les étudiants qui ne seront pas retenus pourront continuer en licence et en master ou dans des filières paramédicales. Ils n’auront donc pas perdu d’années.

À l’exception d’Angers, ces universités proposeront toujours, à côté des admissions parallèles, une PACES classique où étudieront la grande majorité des élèves.

Quels sont les 4 projets que les universités vont mettre en place ?

1 – À Paris 5, Paris 7, Paris 13 et Saint-Etienne : le plus partagé

Dans toutes les licences (sciences dures, biologie ou sciences humaines), des étudiants pourront suivre des modules complémentaires du programme de PACES. Dès 2016, à l’issue de la L2 ou de la L3, ils pourront postuler pour la 2e année de l’une des filières médicales.

2 – À Rouen : le plus tôt

Dès la rentrée 2014, les étudiants pourront s’inscrire dans une nouvelle licence, consacrée à la santé. Ceux qui visent les cursus médicaux suivront des cours supplémentaires. Dès 2016, à l’issue de la L2 ou de la L3, ils pourront candidater pour la 2e année de l’une des filières médicales.

3 - À Strasbourg : le plus pharmacie

Le projet est axé sur la pharmacie où le nombre de places consacrées sera plus important que dans les autres filières. Les étudiants en licence de chimie (pour pharmacie) ou en licence « sciences du vivant » (pour médecine, odontologie et maïeutique), pourront suivre des cours complémentaires. En 2016, à l’issue de la L2 ou de la L3, ils pourront candidater pour la 2e année de l’une des filières médicales.

4 - À Angers : le plus différent

Le dispositif est unique. À la rentrée 2015, l’université créera un parcours « pluri-santé ». Les étudiants suivront un programme composé essentiellement de sciences médicales, de sciences du vivant et de sciences de l’ingénieur. En fin de L1, ils pourront candidater pour entrer en 2e année des études médicales. Ceux qui n’ont pas réussi pourront réessayer en fin de 1er semestre de la L2.

À qui s’adressent ces voies d’admission parallèles ?

Le but ? Recruter des profils différents, par exemple, venus de bac ES ou L. La philosophie d’une passerelle, c’est de multiplier les modes d’admission pour diversifier les origines. L’étudiant sérieux, ayant une réelle vocation fera donc un très bon candidat, même s’il a des lacunes dans les matières scientifiques. Avec de la motivation, il pourra tout à fait rattraper son retard.
Ces expérimentations sont donc le signe d’une révolution des mentalités puisque la PACES et son concours ne seront plus le seul moyen de sélection. Mais il faut nuancer : cela ne concernera d’abord qu’un faible pourcentage d’étudiants.

L’étudiant pourra t-il choisir son université ?

Si un étudiant ne souhaite pas intégrer le dispositif mis en place par l’université de son académie, il pourra faire une demande pour une autre fac. Pour décrocher sa place, il devra expliquer son choix et sa motivation.

Les programmes et l’organisation des études vont-ils changer ?

Non, la base de la PACES restera inchangée. Il n’y aura donc pas de conséquence pour les doublants. Certes, le nombre de places au concours de la PACES classique est légèrement amputé. Mais ils ne sont pas lésés puisque, de toute façon, à la rentrée, ils ne connaissaient pas le nombre de places disponibles. Par ailleurs, on ne peut pas vraiment dire que cela allongera la durée des études médicales puisque, de fait, aujourd’hui, la majorité des étudiants redouble la PACES.

À terme, quel est le but de ces expérimentations ?

À la rentrée 2015, il se peut que les universités de Nancy, Tours et Aix-Marseille - et peut-être d’autres encore - adhèrent au projet adopté par Paris 5, 7, 13 et Saint-Etienne. Pour l’instant, il n’y aucune certitude. Puis, dans 6 ans, ces expérimentations seront évaluées. Celle qui sera la plus convaincante et qui représentera une vraie amélioration par rapport au système actuel devrait être ensuite appliquée à toutes les universités.

par Onisep, 2014

À lire aussi

Sur Onisep.fr

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement