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Le Conseil national de la formation insiste sur "l’interopérabilité" des outils et ressources du service public de l’orientation

La quatrième et dernière rencontre du groupe de travail du CNFPTLV sur l’orientation a eu lieu lundi 30 juin. L’occasion d’évoquer le projet de plan détaillé du rapport à venir sur les outils et ressources du service public de l’orientation. Si la diversité des acteurs entraîne nécessairement une grande variété, l’« interopérabilité » apparaît comme le maître- mot pour le confort de l’usager final. Au-delà de la lettre de mission initiale, la présidente Danielle Kaisergruber souligne la forte participation aux travaux et l’amélioration des relations entre acteurs.

Des pistes de mutualisation

Que trouvera-t-on dans le rapport ? « Nous cheminons vers une présentation des différents lieux d’orientation, il y en a beaucoup, et des outils utilisés, en distinguant bien, comme nous y invitait la lettre de saisine, ce qui est connaissance des métiers, de l’emploi et du marché du travail, connaissance de l’offre de formation initiale, de l’offre de certification, de l’offre de formation continue et des dispositifs », nous précise la présidente du CNFPTLV. Si l’évocation d’une offre pléthorique en matière d’orientation n’est pas nouvelle, Danielle Kaisergruber souligne des avancées en ce qui concerne les pistes de mutualisation évoquées par la lettre de mission : « Il est bien clair que beaucoup de choses se jouent aujourd’hui dans un travail commun, qui est fait en ce moment et qui va continuer d’être fait, entre les quatre principaux réseaux que sont les Carif-Oref, Centre Inffo, l’Onisep et Pôle emploi. » Et de préciser : « Ce sont vraiment les quatre réseaux de production et de diffusion d’outils, y compris pour les autres, mais cela n’exclut pas que d’autres opérateurs et d’autres réseaux, par exemple les Maisons de l’information sur la formation et l’emploi (Mife) et les Missions locales, s’approprient les outils existant et refassent un travail éditorial pour les adapter à leurs usagers. »

"Le mot interopérabilité est beaucoup plus important que le mot portail"

Reste la question de « l’opportunité et de la faisabilité de la création d’un portail d’accès unique aux différentes ressources disponibles », deuxième axe de travail réclamé par la lettre de mission. Et la réponse est on ne peut plus claire : « Nous en avons parlé mais, "portail d’accès unique", cela ne veut rien dire ! », tranche-t-elle, « sur Internet, vous accédez à l’information par où vous voulez (…) ; par contre, le travail de codification et de recherche d’interopérabilité des fichiers qui est fait par Centre Inffo, au nom du portail Orientation pour tous, est précieux et va se poursuivre. » Et d’insister : « Ce travail, nécessairement centralisé, est en train de se faire, a beaucoup avancé ces derniers mois et va continuer d’avancer. C’est très important parce que derrière les différents portails et les différents moyens de s’informer qu’utilisent aussi bien les professionnels que le grand public, il y a un back-office qui repose sur l’harmonisation des langages de communication entre les systèmes et sur l’interopérabilité. Le mot interopérabilité est beaucoup plus important que le mot portail. » Qu’en pensent les acteurs ? « Ils en ont tout à fait conscience, les Carif-Oref, Centre Inffo, l’Onisep et Pôle emploi travaillent vraiment la main dans la main sur ce sujet. Et les Régions en sont contentes parce qu’elles en ont besoin pour construire leur service public régional d’orientation. »

Interrogée sur les éventuels effets positifs de la mission Orientation du CNFPTLV sur les relations entre les différents acteurs, Danielle Kaisergruber l’affirme : « Il y a eu des rapprochements, une meilleure écoute et une meilleure compréhension qui se sont produits pendant cette période-là. Et en ce sens-là, ce groupe de travail a été très utile. »

Commandé en mars 2014 par Vincent Peillon et Michel Sapin, le rapport devrait être remis début septembre à leurs successeurs, Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et François Rebsamen, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2014

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