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Euroguidance : le point sur le système d’équivalence des cursus de formation en Europe

Par Centre Inffo
Réalisé avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme Euroguidance. Son contenu n’engage que son auteur, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Les quatrièmes rencontres nationales du réseau Euroguidance, le 16
octobre dernier, ont été l’occasion de dresser un bilan des Ecvet [1], ces crédits européens pour l’éducation et la formation professionnelle. Zoom sur un système d’équivalence des cursus de formation professionnelle, initié en juin 2009 par la Commission européenne.

“C’est un cadre technique qui permet le transfert d’unités d’apprentissage pour favoriser une mobilité entre les pays membres du réseau.
Nous sommes dans une phase expérimentale, nous n’avons pas de données statistiques sur les expérimentations en cours. À l’issue de
l’évaluation, la Commission européenne décidera si elle poursuit ou non”
, explique Habib Marande, l’un des experts de l’équipe d’Ecvet France, et représentant en son sein de la Commission nationale de la certification professionnelle.

Ecvet France

Ecvet France est un réseau de huit membres, représentants des ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture ou de la Jeunesse et des Sports, comme des Chambres consulaires, chargés d’accompagner gratuitement les acteurs de la formation professionnelle dans la construction d’unités d’apprentis sage.
“Ecvet n’est pas seulement utilisable pour la mobilité trans nationale. À
l’échelle nationale c’est un cadre technique qui peut être mobilisé, par exemple, pour créer une équivalence entre une certification établie dans une branche avec celle d’une autre branche, dans deux régions différentes. Il s’agit de découper la certification en unités d’apprentissage qui forment un
bloc de compétences transférable ensuite, en garantissant une qualité et en fonctionnant sur un principe de mutualisation”
, poursuit Habib Marande.

Une logique d’équivalences

Ecvet a été initié par le “processus de Bologne” dont l’objectif est la généralisation de l’enseignement supérieur, et dans la perspective de faire
de l’Europe un espace unique de formation. À ce titre il s’inscrit dans la même démarche que la réforme LMD, soit l’adaptation des niveaux de diplômes français aux standards européens.
“C’est la même logique qu’Erasmus+, où une licence va être découpée en 30
unités, ce qui permettra à un étudiant d’en suivre
par exemple 15 en France et 15 en Allemagne”
, explique Régis Roussel, le responsable de la mission Europe et Régions à Centre Inffo.

Des souhaits que chaque État membre se réapproprie

Découper des cursus de formation professionnelle en unités d’apprentissage transférables d’un pays à l’autre s’avère à l’épreuve plus complexe que dans le champ des formations universitaires, car les approches et contenus théoriques ou pratiques peuvent être très différents d’un pays à l’autre. Par ailleurs l’Union européenne n’ayant pas les compétences en matière d’éducation et d’emploi, elle ne peut imposer des standards, mais émettre des souhaits que chaque pays membres se réapproprie.
“Les comparaisons restent difficiles à mettre en œuvre, mais l’Europe comme les pays membre ont à cœur de trouver des compromis” précise Régis Roussel. Et, de toute évidence, dans un cadre expérimental ou non, le grand chantier dédié à la mobilité que représente Ecvet devrait se poursuivre en 2015.

par Cédric Morin, Centre Inffo, 2014

[1European credit system for vocational education and training

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