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Entrer à l’université : les mises à niveau possibles

Par Onisep

Vous souhaitez vous lancer dans une licence à l’université mais vous n’avez pas le bac ou pas le "bon" profil ? Plusieurs dispositifs sont mis en place par les facs pour décrocher votre ticket d’entrée et augmenter vos chances de réussite. Des opportunités à saisir selon votre parcours.

Je n’ai pas le niveau
Année zéro ou mise à niveau

Le principe : suivre une année de transition entre le lycée et l’université pour se remettre à niveau dans les disciplines qui seront étudiées ensuite.

Pour qui ? Pour ceux qui ne présentent pas le bac recommandé pour la licence visée (par exemple un bac S pour faire une licence scientifique), ou qui ont le bac adéquat mais ont des lacunes dans les matières phares.

Comment s’inscrire ? Inscription sur le portail APB dans la rubrique "Mise à niveau, année préparatoire, mention complémentaire". Admission sur dossier (notes et appréciations), lettre de motivation...

Quel programme ? C’est en sciences que les années de mises à niveau sont les plus nombreuses. Elles proposent d’acquérir un niveau de terminale S en maths, physique, chimie, biologie... Plus rares, des années préparatoires peuvent être proposées à l’entrée en licences droit, AES, économie-gestion, musique, LLCER arabe et sont alors centrées sur ces disciplines. Pour toutes, s’ajoutent des cours d’expression écrite et orale, d’anglais, de méthodologie du travail universitaire.

Et après ? Le plus souvent, l’année de mise à niveau ne débouche pas sur un diplôme. C’est pourquoi on parle d’année zéro ou L0. Selon le cas, l’année suivante, les étudiants sont inscrits de droit dans la licence correspondante ou doivent passer par le portail APB. Ils reçoivent un relevé de notes et des appréciations, à utiliser s’ils candidatent à des filières sélectives (BTS, DUT, école d’ingénieurs...).

Témoignage : avoir un projet d’orientation
"Notre préparation met à niveau des étudiants qui n’ont pas le bac S et veulent s’orienter vers les licences scientifiques. Il vaut mieux être titulaire d’un bac déjà un peu coloré maths ou sciences : bacs ES, ST2S, STL, STMG, STI2D... Globalement, les bacs littéraires et les bacs pro ont trop de lacunes en maths et en physique pour s’en sortir, même si cela n’empêche pas des réussites individuelles. En plus de la vingtaine d’heures de cours par semaine, il faut revoir les cours et préparer les exercices de TD. C’est donc une année intensive où il faut fournir beaucoup de travail personnel. Pour réussir, les étudiants doivent avant tout savoir pourquoi ils sont là. Un travail sur le projet d’orientation est ainsi obligatoire au 1er semestre, avec l’aide d’un conseiller."
Rémi Antony, responsable de la classe préparatoire à l’entrée en licence (CPEL) de l’université de Limoges

1re année de licence en 2 ans

Le principe : effectuer la 1re année de licence (L1) en 2 ans pour se mettre à niveau progressivement.

Pour qui ? Pour les bacheliers qui n’ont pas le profil correspondant à la licence choisie. La L1 en 2 ans peut être aussi être rejointe en cours de 1re année de licence si l’étudiant se trouve en difficultés.

Comment s’inscrire ? Inscription sur le portail APB, directement dans la mention de licence qui intéresse l’étudiant. C’est une fois inscrit qu’il demande ou se voit conseiller d’intégrer le dispositif.

Quel programme ? Le programme dépend de la mention visée : les sciences à Toulouse 3 avec le parcours Cap réussite, les maths, la physique et la chimie à Angers, les SVT à Rennes 1... À la différence des années de mise à niveau, les étudiants sont d’emblée inscrits dans leur mention et commencent à en suivre les enseignements. Les 2 années de L1 mélangent enseignements de mise à niveau et enseignements disciplinaires de la licence.

Et après ? Au terme des 2 ans, l’étudiant qui a obtenu suffisamment de crédits ECTS pour valider sa L1 continue en L2.

Témoignage : une entrée progressive en licence
"Cap réussite s’adresse à des étudiants dont on détecte qu’ils ne sont pas au niveau dès l’inscription, au moment de l’accueil personnalisé, pour leur éviter une mise en échec brutale. Ce dispositif vise les bacheliers S, éventuellement technologiques (STI2D ou STL), trop justes en maths, physique, chimie. Le 1er semestre reprend les bases de terminale S en y ajoutant quelques éléments de la 1re année de licence. Il y a environ 25 heures de cours par semaine et beaucoup de travail à la maison. Il comporte aussi un suivi de l’étudiant et des conseils de méthodologie, notamment sous forme de permanences à la bibliothèque. Les deux semestres suivants, les étudiants suivent les cours du 1er semestre de licence. Ils rejoignent ensuite le 2d semestre normal. C’est donc une entrée progressive dans la licence, avec des compléments pour se mettre à niveau."
Vincent Paillard, responsable de la formation Cap réussite de l’université Toulouse 3

Du soutien et des aménagements

Le principe : bénéficier de cours en plus ou d’une pédagogie différente qui favorisent la réussite au sein de la licence suivie.

Pour qui ? Tout profil susceptible de rencontrer des difficultés : bacs ne correspondant pas aux études visées, bacs techno moins préparés à l’enseignement à l’université, bac obtenu avec difficultés, etc.

Comment s’inscrire ? Se renseigner sur le site Internet de l’université.

Quel programme ? Les initiatives sont variables selon les universités et la mention de licence. Paris Panthéon-Assas offre aux étudiants non préparés aux études de droit du fait de leur cursus antérieur une année de remise à niveau en français, en culture générale et en méthodologie. Autre exemple : la licence sciences et technologie de l’Institut Villebon-Georges Charpak propose une pédagogie fondée sur des projets et sur l’expérimentation à partir d’applications concrètes.

Et après ? Les étudiants poursuivent normalement le cursus dans lequel ils sont inscrits.

Témoignage : reprendre confiance en soi
"Pour la licence sciences et technologies, on recrute des jeunes qui n’auraient pas pensé pouvoir faire des études longues parce qu’ils s’autocensurent, notamment les bacs techno. Aux côtés des bacs S majoritaires, on accueille ainsi 30 % de bacs techno STI2D, STL, STAV. Ce que l’on recherche dans le dossier, ce ne sont pas d’excellents résultats scolaires mais des élèves qui montrent un goût pour les sciences, qui sont créatifs et aiment l’expérimentation, qui font de la chimie dans leur cuisine... Dans les enseignements, une large place est faite à l’expérimentation, aux projets et travaux de groupe : des activités qui les aident à reprendre confiance en eux et à aborder l’apprentissage des connaissances autrement."
Isabelle Demeure, directrice de la formation à l’Institut Villebon-Georges Charpak d’Orsay

Je n’ai pas le bac
Diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU)

Le principe : obtenir un diplôme qui confère les mêmes droits que le bac. Ce diplôme de la seconde chance se prépare en 1 à 4 ans dans de nombreuses universités via des enseignements à distance ou en présentiel, avec des cours concentrés le soir ou le samedi pour permettre aux salariés de les suivre.

Pour qui ? Pour ceux qui n’ont pas le bac et souhaitent suivre des études supérieures. Pour s’inscrire, il faut avoir arrêté ses études depuis au moins 2 ans, être âgé de 24 ans, ou de 20 ans et avoir 2 ans d’expérience professionnelle.

Comment s’inscrire ? Inscription auprès de l’université : se renseigner au service formation continue. Sélection sur dossier, test, parfois entretien.

Quel programme ? Deux DAEU sont proposés selon les études visées ensuite : le DAEU A, à dominante littéraire et juridique (français et langues vivantes, et au choix : histoire contemporaine, géographie, droit...) ; le DAEU B, à dominante scientifique (français et mathématiques, et au choix : physique, chimie, biologie...). Les matières optionnelles varient d’une université à l’autre.

Et après ? En cas de réussite aux examens, l’élève obtient une attestation nationale qui lui permet de s’inscrire dans l’enseignement supérieur, en licence mais aussi en BTS, DUT, en formation continue... Le DAEU donne aussi la possibilité de passer des concours de la fonction publique qui nécessitent le bac.

Témoignage : motivation indispensable
"Reprendre des études demande un investissement important en temps et en énergie. Il ne suffit pas d’assister aux cours, il y a beaucoup de travail personnel à fournir, pour apprendre les cours, s’entraîner aux exercices... La plupart de nos étudiants ont un niveau 3e ou CAP, et un sentiment d’échec scolaire à surmonter. Mais avec du travail et un projet solide, ils réussissent ! Après le DAEU, les poursuites d’études sont variées : certains suivent un cursus licence-master et décrochent les concours de l’enseignement, d’autres entrent en école de préparation au concours d’avocat après avoir obtenu un master de droit, d’autres encore passent le concours d’infirmier... Quant à ceux qui ne se lancent pas dans des études supérieures, le DAEU leur redonne confiance en eux pour postuler sur d’autres types d’emplois."
Madeleine Arnaud, responsable scolarité du DAEU de l’université de Nice Sophia Antipolis

Capacité en droit

Le principe : décrocher un certificat permettant de poursuivre des études supérieures en droit. Cette formation de 2 ans au minimum se déroule à temps partiel, avec des cours concentrés sur un jour ou répartis sur plusieurs soirs de semaine, ou par correspondance.

Pour qui ? Ceux qui n’ont pas le bac et sont âgés de plus de 17 ans.

Comment s’inscrire ? Inscription auprès de l’université : se renseigner au service formation continue.

Quel programme ? Le programme comprend essentiellement du droit : civil, public, notarial, social... Les élèves apprennent à lire une décision de justice et à résoudre des cas pratiques.

Et après ? Poursuite en licence de droit : en 1re année avec plus de 10/20 aux examens du certificat ; en 2e année avec 15/20. Autre possibilité : postuler à certains DUT (carrières juridiques) et BTS, aux écoles notariales, se présenter à des concours administratifs... La capacité constitue un atout pour l’accès direct à certains emplois juridiques et judiciaires (assistant juridique d’avocat, clerc d’huissier, de notaire).

Témoignage : de petits effectifs et de la pratique
"Il n’y a pas de sélection de niveau à l’entrée de la capacité en droit. Le public est majoritairement constitué de jeunes entre 17 et 25 ans, voire au-delà, qui ont arrêté l’école au collège ou au lycée, souvent déçus ou en rupture avec le système scolaire. C’est pourquoi nous privilégions une formation à taille humaine. D’un point de vue pédagogique, nous partons souvent de la pratique, par exemple le CDD en droit du travail, pour remonter vers la théorie. Environ 70 % de ceux qui viennent en cours obtiennent le diplôme. On a de beaux exemples de réussite : une jeune fille passée par la capacité vient d’obtenir sa licence de droit avec une mention bien, une autre son master de droit notarial. Quand on est motivé et qu’on a des capacités de travail, on a toutes les chances de réussir !"
Sophie Rozez, directrice de la capacité en droit de l’université de Nanterre

Les publications de l’Onisep

Université : bien choisir sa licence, collection Dossiers
parution en juin 2015

Dans ce nouveau dossier : les 45 mentions de licence réparties en quatre domaines d’enseignement, de nombreux éléments sur la vie pratique de l’étudiant, ses perspectives d’études

pdf : 6,00 € - broché : 9,00 €

par Onisep, 2015

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