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Emploi : quelles formes de rémunération ?

Par Onisep

Pour comprendre les formes de rémunération, il faut distinguer le travail salarié, encadré par un contrat de travail, du travail non salarié regroupant des métiers et des formes d’emploi très différents : professions libérales, freelances, commerçants, artisans, agriculteurs. Sans oublier le cas particulier des fonctionnaires !

Rémunérations du travail salarié

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© Alexi TAUZIN - Fotolia

Le salarié est lié à un employeur par le contrat de travail. Ce contrat peut être à durée indéterminée (CDI), déterminé (CDD), à temps partiel, temporaire ou d’intérim, d’apprentissage ou encore "aidés" (contrat unique d’insertion, contrat d’avenir). Le salarié reçoit une fiche de paie.

Un salaire fixe ou "de base" est obligatoirement versé tous les mois. Son montant est calculé en fonction de vos compétences, de votre expérience, de vos diplômes. Il ne peut être inférieur au salaire minimum légal (SMIC) et est toujours indiqué en brut.

Au salaire de base peuvent s’ajouter :

- Une "part variable"
L’entreprise fixe des critères de performance pour l’attribuer ou non. La part variable est caractéristique des métiers commerciaux.

- Des primes
Prévues par le contrat de travail, par la convention collective, par un usage, ou par le Code du travail, ces versements supplémentaires (occasionnelles ou régulières) peuvent tenir compte des conditions de travail (prime de pénibilité, de risque), de la motivation (prime de productivité, de rendement), des résultats (les « bonus »), des événements familiaux (naissance, mariage).

- Des avantages
Il peut s’agir d’avantages sociaux ; comme la mutuelle, la prévoyance, le plan d’épargne retraite, ou d’avantages en nature ; comme les tickets restaurants, une voiture ou un logement de fonction.

- L’intéressement
Facultatif, cet avantage associe les salariés aux résultats de l’entreprise en leur permettant éventuellement de toucher un bonus.

- La participation
Il s’agit d’un intéressement obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés qui ont réalisé un bénéfice.

Le traitement pour les fonctionnaires

Dans la fonction publique, la rémunération se compose d’un traitement indiciaire ou "traitement de base". Chaque fonctionnaire est rattaché à un corps ou cadre d’emploi (corps des professeurs, corps des infirmiers, corps des inspecteurs des finances, etc) : presque tous les métiers sont représentés dans la fonction publique !

Chaque fonctionnaire est rattaché à une catégorie (A, B ou C), en fonction de son niveau de diplôme, et à un grade et un échelon, calculés selon le poste occupé et l’expérience professionnelle. C’est en fonction de tous ses éléments que va être calculé le traitement de base.

Des compléments de traitement, à savoir des primes et des indemnités liées principalement aux contraintes de travail comme l’indemnité de résidence peuvent s’ajouter.

Travail non salarié : des rémunérations très variables

Un partie des travailleurs n’ont pas de salaire ni de contrat de travail. Ils se rémunèrent par la vente de leurs services, de leurs biens ou de leurs prestations. On les appelle "travailleurs non-salariés". Leurs revenus sont rarement fixes et selon les métiers, très variables : de 15 000 euros pour un coiffeur à 105 000 euros pour un notaire en moyenne selon l’Observatoire des inégalités.

Parmi eux :

  • Les professions libérales désignent ceux qui se rémunèrent d’une activité reposant sur la pratique personnelle d’un art ou d’une science. Ces professionnels facturent leurs prestations en honoraires : ce sont les médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, avocats, notaires, architectes, experts-comptables, etc. Leurs pratiques sont réglementées (ordre des médecins, des avocats).
  • Les freelances pratiquent des métiers pouvant aussi être exercés en tant que salarié, mais cette pratique professionnelle leur permet de travailler pour plusieurs employeurs en proposant leur services le temps d’une mission précise. Ils se versent un revenu provenant de la vente de leurs services à des clients. On retrouve traditionnellement beaucoup de freelances dans les métiers suivants : graphistes, journalistes (pigistes), coachs, informaticiens, consultants, formateurs, traducteurs, etc.
  • Les artisans, commerçants et agriculteurs se payent grâce à la vente de leurs productions ou de leurs services, une fois déduits de leur chiffre d’affaire les achats et les dépenses de fonctionnement.

L’environnement de travail : ça compte aussi !

Si la plupart des éléments d’une rémunération sont quantifiables en argent, "d’autres plus subjectifs prennent de l’importance" souligne Philippe Burger, Associé Capital Humain et spécialiste en rémunérations et avantages sociaux chez Deloitte. "L’environnement de travail et les avantages possibles comptent de plus en plus. La rémunération n’est plus le seul critère. Les jeunes actifs rentrent dans une entreprise pour 3 ou 4 années, ils ne pensent plus y faire toute leur carrière. Ils recherchent avant tout un cadre de travail dans lequel ils pensent pouvoir évoluer, développer leurs compétences mais aussi être reconnu".

Métier, forme de travail et rémunération sont fortement liées, "mais avec des compétences et de l’expérience, passer du salariat au freelance, ou inversement, est souvent possible de nos jours" (par exemple un infirmier peut être salarié d’un hôpital ou se mettre à son compte). Il faut comparer les revenus possibles et peser les pour et les contre propre à chacun (cadre de vie, avantages sociaux, flexibilité, autonomie ou sécurité de l’emploi).

par Onisep, 2013

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