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Elies, une passion comme vecteur

Par Onisep

Eliès est en 3ème. Il est très doué pour le dessin, la sculpture et la peinture et a une idée bien précise concernant son avenir. Il veut faire un métier artistique et souhaite intégrer l’école Boulle, une référence dans le domaine des arts et du design. Un rêve qu’il compte bien réaliser en dépit des difficultés liées à sa dyspraxie, découverte après son arrivée au collège.

Sa mère, Soraya, explique : "Eliès a changé 5 fois d’école depuis la maternelle en raison notamment de difficultés relationnelles avec les enseignants qui ne comprenaient pas les vraies raisons de ses problèmes scolaires". Depuis deux ans, il fréquente un nouveau collège et cela s’est plutôt bien passé l’année dernière, même si son niveau scolaire est resté insuffisant.

Un projet d’orientation déjà défini

Depuis quatre ans, Eliès a rencontré les professeurs de l’école Boulle plusieurs fois et a noué des liens d’amitiés avec d’anciens élèves qui sont maintenant dans la vie active. Il vient de passer le concours.

Comme son projet d’orientation est bien défini, l’équipe éducative a conseillé à Soraya de le faire passer en 3ème, "parce que ce n’était pas la peine qu’il redouble". Or, Eliès est maintenant en difficulté pour présenter son dossier, du fait de ses notes insuffisantes. Il a également fait des demandes auprès d’autres établissements, mais son bulletin scolaire pose problème à chaque demande.

Projet d’accueil individualisé ou projet personnalisé de scolarisation : que choisir ?

Eliès bénéficie d’un PAI (projet d’accueil individualisé) mis en place avec l’aide du médecin scolaire. Il n’a pas de PPS (projet personnalisé de scolarisation), malgré les demandes renouvelées de Soraya auprès de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées). Cette dernière souhaite un meilleur suivi et davantage d’aménagements de la scolarité. "Le problème de la dyspraxie, c’est d’abord les prises de notes. Au début, certains professeurs m’envoyaient les cours, puis ont arrêté faute de temps."

"Je viens de demander un PPS pour la 4ème fois, avec l’appui du médecin scolaire." Pour cette démarche, Eliès est également soutenu par son professeur principal et son neuropédiatre. "Nous espérons obtenir un PPS parce que toutes les écoles dans lesquelles nous déposons un dossier nous font cette demande."

Réussir grâce aux aménagements

Eliès est suivi par un psychologue. C’est un excellent élève lorsqu’il suit des cours particuliers, mais il souffre de phobie scolaire dès qu’il est en classe. Pour les contrôles, en mathématiques par exemple, le mieux est qu’ils puissent se faire à l’oral. L’année dernière, le professeur de physique et de maths acceptait qu’Eliès compose dans une salle, seul. Il avait 12 de moyenne en physique, 9 en maths. Cette année, cet aménagement lui a été refusé, il passe ses contrôles avec les autres et ses notes ont diminué de moitié.

Envers et contre tout

Soraya multiplie les démarches pour qu’Eliès puisse réaliser son rêve. "J’ai aussi demandé le bonus médical. Il offre aux enfants dont la situation médicale exige une affectation adaptée la possibilité de bénéficier d’une affectation prioritaire dans le cadre de la procédure Affelnet. Il permet de rajouter des points pour favoriser leur orientation après la 3ème"

Soraya est bien décidée à ne pas le laisser prendre une voie qu’il n’aime pas. Alors pour mettre toutes les chances de son côté, Eliès a passé un concours dans une école privée pour être graphiste en publicité. "La directrice de cette école m’a récemment confirmé qu’il avait réussi son concours, mais qu’ils allaient le départager en fonction des résultats scolaires." Eliès a également fait un stage chez un designer, qui s’est très bien passé. Il va souvent au musée du Louvre voire des expositions sur les bijoux, les objets d’arts, des expositions d’artisans. "Quand Eliès fait de la sculpture ou de la peinture, il n’est plus dyspraxique, c’est un autre enfant."

par Onisep, 2013

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