Abonnez-vous

Votre adresse courriel :

 

Mots-clés

Rechercher par mots-clés

Archives

Toutes les archives
Accueil > Écoles d’art et handicap : la palette des possibles

Écoles d’art et handicap : la palette des possibles

Par Onisep

Suivre des études d’art lorsque l’on est en situation de handicap, c’est possible. Au cas par cas, de nombreux établissements composent avec les besoins spécifiques de leurs étudiants. Et dans certains, le handicap devient même un vecteur de créativité. Lumière !

JPEG - 5.9 ko
© Grégoire Maisonneuve/Onisep
Intégrer une école d’art lorsqu’on est
en situation de handicap, exigeant mais
possible.

Graphisme, design, architecture, musique, danse, théâtre… vous envisagez des études dans une école des beaux-arts, des arts appliqués, une école supérieure d’art ou du patrimoine ? Avant de vous lancer, quelques précautions s’imposent.

Si vous n’y avez pas déjà été confronté auparavant, bien évaluer l’accessibilité de la discipline envisagée en fonction des contraintes liées au handicap et des moyens de compensation possibles. Renseignez-vous ensuite sur l’accueil des étudiants en situation de handicap, et l’accessibilité des locaux et de la formation dans les établissements visés. Sans oublier que la sélection à l’entrée est forte pour tous !

Critère n°1 : l’accessibilité des locaux

Si les établissements de construction récente ou rénovés répondent aux normes d’accessibilité (comme à l’école Boulle, avec rampe d’accès, nombreux ascenseurs, ateliers accessibles et zones de vie des élèves de plain-pied), ce n’est pas toujours le cas pour les bâtiments classés monuments historiques. Il est donc impératif de contacter l’établissement envisagé.

L’accessibilité n’est pas que physique, elle peut aussi concerner les aménagements pédagogiques. C’est notamment le cas à l’école du Louvre : mains courantes, signalétique dédiée, éclairage et équipement en boucles magnétiques de certains amphithéâtres pour les personnes malentendantes ont été mis en place depuis plusieurs années.

Des aménagements à demander

Selon la nature du handicap, de nombreux aménagements de la scolarité et des examens sont possibles : preneurs de notes, répétiteurs ou enseignements particuliers pour des travaux dirigés, interprètes en LSF (langue des signes française), équipement informatique adapté... À condition d’en faire la demande suffisamment tôt, la phase des inscriptions démarrant dès janvier de l’année de terminale. Assister aux portes ouvertes, échanger avec l’équipe pédagogique et la direction avant de poser sa candidature permet de mettre toutes les chances de son côté.

Il est aussi nécessaire de s’informer sur les stages demandés en cours de scolarité, selon la discipline choisie : en agence de design, de publicité, dans une société de production audiovisuelle ou en entreprise. Là encore, des aménagements seront peut-être nécessaires.

Un accompagnement dédié

L’ambiance de travail et la culture humaniste propres aux écoles d’art sont, de l’avis des professionnels, propices à l’ouverture à la différence. Au-delà de la solidarité spontanée entre les étudiants, les jeunes en situation de handicap bénéficient d’un accompagnement par l’équipe éducative. Ils sont généralement suivis par le chef d’établissement, par le médecin ou par l’infirmière scolaire. Quelques écoles dépendant du ministère de la Culture ont un référent désigné (Ensba Paris, Ensad, les écoles nationales supérieures d’art et quelques écoles du spectacle vivant).

En BTS et en MANAA (classe de mise à niveau en arts appliqués), le PPS (projet personnalisé de scolarisation) mis en place au lycée se poursuit. C’est l’ERSEH (enseignant référent à la scolarisation des élèves handicapés) qui est chargé de son suivi ou de sa réévaluation.

Quand handicap rime avec création

L’ouverture à la différence et l’accueil du handicap passe aussi par la sensibilisation et par la prise en compte du handicap dans la démarche créative. Plusieurs écoles ont engagé des projets pilotes à cet égard, tout en accueillant des étudiants handicapés. C’est le cas de l’Esad Amiens, option "design". Un projet d’analyse graphique de la gestuelle de la LSF (langue des signes française), "Gestual script" est porté par 4 jeunes chercheurs, anciens étudiants, et des enseignants. Un autre projet, "Itoip", propose une interface numérique pour des personnes non-voyantes, avec une souris braille.

La dimension du handicap peut même faire partie intégrante du projet d’établissement, comme à l’ESADMM (école supérieure d’art et design de Marseille-Méditerranée), qui a monté "Pisourd", un dispositif d’accueil des étudiants sourds, propice à stimuler l’imagination.

Pour tous, une rude sélection

Dans ces formations séduisantes qui offrent peu de places, la sélection est de rigueur : examen du dossier scolaire, épreuves, parfois audition et/ou présentation d’un book (dossier de travaux artistiques personnels)… La plupart des établissements ne passent pas par APB pour leurs inscriptions.

Dans certaines académies, en particulier en Ile-de-France, l’affectation par le biais de la procédure APB des élèves reconnus handicapés dans des formations sélectives (BTS, MANAA...) fait l’objet d’une attention spécifique. Mais il faut que le dossier de l’élève soit bon, son talent potentiel et sa motivation bien réels.

par Onisep, 2013

Partager ce contenu

© 2017 - Centre Inffo / Onisep - Voir le courriel
Charte rédactionnelle - Mentions légales - Désabonnement