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Déployer le conseil en évolution professionnelle

Par Centre Inffo

Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé proposé à tout salarié souhaitant faire le point sur sa situation professionnelle et, s’il y a lieu, élaborer et formaliser un projet d’évolution professionnelle.

La réforme de 2014 est une réforme structurelle, qui prendra du temps. Il est donc encore bien trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur le conseil en évolution professionnelle, qui n’a que quelques mois.
Par ailleurs, il est clair que la réussite du CEP ne pourra se limiter à la comptabilisation du nombre de personnes y ayant recours.
Quand bien même la DGEFP devrait arriver dans les semaines qui viennent à agréger des données comparables en provenance des opérateurs, on ne pourra s’arrêter là. Selon cette dernière, 357 000 conseils en évolution professionnelle de niveaux 2 et 3 ont été dispensés en 2015. "Un chiffre qui est même minimal", a assuré Michel Ferreira-Maia, chef de la mission politique formation à la Délégation, lors d’un atelier qui s’est tenu dans le cadre de l’Université d’hiver de la formation professionnelle, le 28 janvier à Biarritz.

Au-delà de ces premières données encourageantes, c’est bien la profondeur du service rendu et la réelle contribution à la sécurisation du parcours des personnes qu’il faudra progressivement apprécier. Le déploiement n’est pas vécu de la même manière selon les opérateurs. Ainsi, les Fongecif et les Opacif présentent essentiellement cette première année de déploiement comme une restructuration en profondeur de leur offre de services avec un fort enjeu d’organisation de la délivrance des services (maillage territorial notamment) et d’acquisition de compétences. Tandis que pour les opérateurs historiques de l’accompagnement (par exemple Pôle emploi ou les Missions locales), le CEP a d’abord été vu comme un prolongement d’une activité qu’ils exerçaient déjà, d’où une difficulté à percevoir le saut qualitatif attendu et les changements structurels en découlant.

Enfin, les organisations patronales et syndicales saluent la portée du conseil en évolution professionnelle. "Droit rattaché à la personne, et non plus au contrat, le CEP, voulu par les partenaires sociaux, constitue la véritable avancée de la réforme, en ce sens qu’il permet de recréer de la discussion sur les questions d’évolution professionnelle", a souligné Olivier Chabot, vice-président du Crefop Aquitaine.

par Valérie Michelet, Centre Inffo, 2016

Le niveau 3 du CEP

Les opérateurs l’ont dès le départ situé comme le coeur de métier du CEP. Parce qu’ils avaient à l’acquérir ou pensaient l’avoir acquis, c’est sur ce coeur de métier que les démarches de professionnalisation (ou de recrutement) engagées par les opérateurs se sont appuyées, en lien avec le compte personnel de formation. Il a été beaucoup question de la posture du conseiller, de son positionnement relationnel, de sa capacité à être au service du projet de la personne. Autant d’aspects qui supposent une professionnalisation récurrente et des échanges entre pairs.

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