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Coopération franco-allemande - Un "Erasmus des apprentis"

Par Centre Inffo

Favoriser la mobilité franco-allemande des apprentis. Tel est l’objet du projet pilote "Erasmus des apprentis" lancé lundi 24 novembre par le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Harlem Désir, en partenariat avec le ministère du Travail, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne en France et l’agence Erasmus +.

« Plus que jamais après les attentats de Paris, nous avons la conviction qu’il faut se tourner vers la jeunesse », a souligné le secrétaire d’État. L’expérimentation qui doit concerner une cinquantaine de jeunes apprentis dès la rentrée 2016 vise à démocratiser la mobilité des jeunes apprentis européens. « Il n’y a pas de raison qu’Erasmus, qui est déjà un véritable succès pour les étudiants, ne le soit pas pour les apprentis. D’autant plus qu’il constitue un véritable atout pour la qualification et l’employabilité. »

Onze entreprises partenaires participent à ce projet-pilote : Allianz, Michelin, Danone, Bosch, BASF, L’Oréal, Siemens, BNP Paribas, Engie, Airbus, Safran. « Nous avons un rôle à jouer dans la lutte contre le chômage des jeunes en Europe. Le groupe BASF développe déjà depuis longtemps une politique dynamique en matière d’apprentissage, si bien que sur les 30 000 employés du siège allemand, 2 000 sont en apprentissage », détaille un représentant de l’entreprise.

Des pionniers, pas des cobayes

L’initiative franco-allemande a vocation à servir de support pour une généralisation dans tous les pays européens. En effet, comme le souligne Harlem Désir, de nombreuses difficultés logistiques peuvent entraver des projets de mobilité des apprentis au niveau de l’Union européenne. Parmi eux, la barrière de la langue, les rythmes scolaires, le temps de présence en entreprise. « Nous avons voulu à travers cette expérimentation concrète démontrer par la pratique qu’on peut surmonter les obstacles. Mais ne vous y trompez pas, les apprentis concernés par le projet ne sont pas des cobayes, ce sont des pionniers ! » À terme, l’Europe pourra capitaliser sur cette expérience afin de créer un guide de bonnes pratiques pour démocratiser ces démarches entre tous les pays.

Les partenaires sociaux se sont eux aussi investis pour que le projet voie le jour. Plusieurs représentants du Medef et de la CFDT, présents lors de l’inauguration, ont souligné l’importance de promouvoir la mobilité des jeunes dans un contexte de chômage de masse. « Cinq millions de jeunes au chômage en Europe ! C’est un véritable fléau ! Nous avons une responsabilité morale pour lutter contre lui, notamment par l’apprentissage et la mobilité », souligne Loïc Armand, président de la commission Europe du Medef. Du côté de l’organisation de salariés, Yvan Ricordeau a tenu à souligner l’importance de s’adresser à tous les apprentis. « La mobilité européenne doit pouvoir s’exercer à tous les niveaux du cursus en apprentissage car au-delà de la question pédagogique, elle est vecteur de lien et d’ouverture d’esprit, ce qui est indispensable pour la construction de la citoyenneté de demain. »

par Célia Coste, Centre Inffo, 2016

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