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Contrôle

Questions à... Jean Wemaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP)

"Le contrôle ne doit pas l’emporter sur la qualité réelle"

Quel regard porte la FFP sur le Datadock ?
Le Datadock est un outil créé par les Opca qui repose sur la volonté légitime de mutualiser leur nouvelle mission mais qui comporte deux risques majeurs. Premièrement, le développement de barrières à l’entrée fondées sur des critères qui ne respectent pas la transparence et l’objectivité indispensables à tout secteur concurrentiel. Deuxièmement, l’accroissement de la charge administrative et de la complexité pour les entreprises de formation. Quelle est la méthodologie de référencement des entreprises de formation ? Sur la base de quels critères les Opca réaliseront-ils leur propre catalogue de référencement ? Comment seront exploitées les données renseignées ? Quelles garanties de confidentialité ? Nous souhaitons que la période transitoire permette d’apporter des réponses claires à ces questions.

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Jean Wemaëre (DR)

Comment la FFP accompagne-t-elle ses adhérents ?
Comme le prévoit le décret du 30 juin 2015, toutes les entreprises de formation disposant d’un label reconnu par le Cnefop ont un accès facilité au catalogue de référencement des financeurs. C’est le cas des 550 adhérents de la FFP qui, par nos statuts, sont engagés dans la certification OPQF. Nos interrogations portent surtout sur les acteurs qui ne sont pas adhérents de la FFP et qui ne disposent pas d’un label reconnu par le Cnefop. Il faut leur garantir l’accès aumarché de la formation pour créer les conditions du développement sain et loyal d’une offre de formation innovante et de qualité.

Comment les OF ont-ils été associés à la mise en place du Datadock ?
La FFP a des relations continues avec les financeurs publics et paritaires. Notre position a toujours été claire. Il est légitime que ceux-ci s’assurent du professionnalisme de l’entreprise de formation dont ils financent une prestation. Mais ils ne doivent pas devenir acheteurs pour le compte des bénéficiaires. Sinon, le contrôle l’emportera sur la qualité réelle, c’est-à-dire sur la réponse aux attentes des entreprises et des apprenants.

propos recueillis par Aurélie Gerlach, publié dans le n ° 918 d’Inffo Formation, daté 15 au 31 mars 2017 (payant)

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