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Questions à... Jean-Marie Marx, président du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop)

Le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles, véritable parlement des acteurs-clés de la formation professionnelle continue, est à présent installé. Son président nous en explique le fonctionnement, et les ambitions.

Pourquoi avoir fusionné le Conseil national de l’emploi et de la formation tout au long de la vie (CNFPTLV) et le Conseil national de l’emploi (CNE) ?
C’est une évolution logique. Les deux coexistaient jusqu’à maintenant, or les problématiques d’emploi et de formation sont mises en œuvre de manière concertée au niveau des Régions ou de l’Etat. Par ailleurs, les liens entre compétences professionnelles et formation sont évidents, pour les salariés confrontés à leur évolution, les jeunes réfléchissant à leur avenir, les entreprises qui ont besoin de compétences en interne ou sur le marché, avec la formation des demandeurs d’emploi. Regrouper l’ensemble du champ me paraît une solution logique. Le Conseil, dans la lignée du CNFPTLV, rassemble toutes les parties – l’Etat, les partenaires sociaux et les Régions – dans un état d’esprit de concertation. En termes de fonctionnement, il y a quelques nouveautés : j’ai été nommé président en tant que personnalité qualifiée, alors que le CNE était présidé par le ministre chargé de l’Emploi. Surtout, l’Etat ne participera pas au vote des textes qu’il proposera. C’est un changement très important : au sein du Cnefop, ce qui comptera avant tout, c’est le contenu des débats et l’avis des partenaires sur les textes.

Pourriez-vous préciser la composition et le rôle des différents membres du Conseil ?

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Jean-Marie Marx (DR)

Il est composé des représentants de l’Etat, dont les ministères du Travail et de l’Education nationale, ce qui signifie que le Cnefop traitera de l’orientation de quatorze Régions, des partenaires sociaux représentatifs au plan interprofessionnel et national avec, nouveauté encore, la présence d’organisations d’employeurs multiprofessionnelles [1], et pour les salariés de l’Unsa et la FSU. Certains membres du conseil plénier ne prennent pas part au vote : les opérateurs (Pôle emploi, Unedic, Apec, FPSPP, etc.). Ce conseil plénier se réunit tous les deux-trois mois Des commissions sont constituées et leur nombre a été augmenté. Aux existantes, ’’comptes’’ et ’’évaluation’’, viennent s’ajouter ’’territoires’’, qui suit la mise en œuvre des réformes au niveau régional, ainsi que le fonctionnement des Crefop [2], ’’développement des compétences et des qualifications pour la formation’’ et ’’parcours professionnels’’, avec la question de l’insertion. Ces commissions sont mixtes, elles ne sont pas exclusivement emploi ou formation et peuvent faire appel à des experts extérieurs au Cnefop.

Cela ne crée-t-il pas un paquebot difficile à manœuvrer ?
La question ne se pose pas en ces termes. Le CNFPTLV rassemblait presque autant de membres et, autre innovation, il y a un bureau du Conseil également institué au sein des Crepof, qui sera l’instance de travail quotidien préparant les orientations, un certain nombre d’avis, établissant l’ordre du jour. Ce bureau, d’une quinzaine de personnes, se réunit tous les premiers mardis du mois. Avec les deux vice-présidents nous travaillons en étroite collaboration (l’une au titre des Régions, Pascale Gérard, l’autre au titre des partenaires sociaux, Christian Janin). Et nous sommes bien outillés en interne : avec une équipe permanente de qualité et une secrétaire générale, Catherine Beauvois, dont l’expertise est reconnue et qui connaît bien les différents partenaires.

Quelles sont vos priorités, vos ambitions ?
Il s’agit d’installer dans les faits cette gouvernance multipartite, bien évidemment de suivre la mise en place de la réforme de la formation professionnelle, enfin, le développement de l’apprentissage. D’autres priorités sont en discussion. Pour moi, l’enjeu majeur est la gouvernance : le Cnefop est une instance d’avis sur les textes, mais ça doit être aussi une instance de concertation et de coordination. Les partenaires avaient souhaité que le gouvernement mette en place une concertation multipartite, que j’ai présidée. Ce n’était pas toujours facile, mais tout le monde en est ressorti très satisfait. Trouver des points d’accord, identifier clairement ceux de désaccord et y travailler, voilà l’objectif de cette concertation, ainsi que de réussir à diffuser cette culture du multipartisme auprès des acteurs. Nous allons travailler ainsi sur des sujets qui les impliquent directement, en choisissant des priorités. La concertation menée en amont doit permettre de gagner en termes d’efficacité et de coordination des actions.

Propos recueillis par Béatrice Delamer et Christelle Destombes, Centre Inffo, 2015

[1FNSEA (à supprimer (Agriculture), UnaPL (professions libérales) et Udes (économie sociale et solidaire).

[2Comités régionaux de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles, déclinaison régionale du Cnefop.

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