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Camille Dutrieux, commerciale itinérante par la voie de l’alternance

Par Centre Inffo

Le bac en poche, Camille Dutrieux a d’abord préféré rejoindre le marché du travail plutôt que de poursuivre ses études. Après 3 ans d’expérience dans la vente, ses souhaits d’évolution l’ont conduite à retourner en formation pour valider un BTS en contrat d’apprentissage.

“L’alternance, c’est la meilleure des formations !”

“À 23 ans, j’en suis plus à vouloir multiplier les expériences professionnelles qu’à me poser dans une entreprise”. Déterminée et confiante, voilà qui nous semble assez bien résumer la personnalité de Camille Dutrieux, commerciale itinérante par la voie de l’alternance. Déjà forte de plusieurs missions, titulaire d’un BTS, la jeune professionnelle construit patiemment son parcours, sans précipitation ni course au diplôme. “Après le bac, les études n’étaient pas tout à fait mon truc, alors j’ai commencé à travailler, en enchaînant les petits boulots.” L’occasion de s’essayer à des métiers improbables, comme “rouler des affiches à la chaîne” chez JC Decaux, mais aussi de découvrir les métiers de la vente en se testant chez diverses enseignes de restauration rapide et, surtout, de prêt-à-porter. “Ce n’était pas vraiment un choix mais quand vous n’avez ni formation, ni diplôme, la vente est un secteur qui recherche en permanence des extras”, explique-t-elle. “Qu’est-ce que ça m’a apporté ? Beaucoup de choses, à commencer par la manière d’aborder un entretien d’embauche, la rigueur et le respect du patron. Le plus important pour moi aura été de découvrir le monde du travail.” Enchaînant les missions durant trois ans, Camille Dutrieux aura également appris les rudiments du métier de vendeuse : le conseil, le merchandising, la caisse, le plus souvent sur le terrain mais aussi au cours de courtes périodes de formation, soit lors de la phase d’intégration, soit à l’occasion de changements dans l’entreprise.

Retour en formation pour évoluer

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Camille Dutrieux (DR)

Assurant n’avoir jamais eu aucun mal à décrocher un poste, Camille Dutrieux aurait pu ne pas renouer avec les études, n’était-ce un sentiment de stagnation : “Je ne pouvais ni progresser ni évoluer et je n’aurais jamais pu aspirer au poste que j’occupe aujourd’hui ; même si mes employeurs se sont uniquement intéressés à mon expérience et jamais à mon BTS, je n’aurais jamais accédé aux entretiens sans diplôme”, estime-t-elle. Se décrivant “peu carriériste mais motivée par le côté financier”, Camille Dutrieux opte pour une formation commerciale en contrat d’apprentissage, qui répondra à toutes ses promesses : “Il n’y a pas de routine, on se forme et on a le temps de s’investir dans l’entreprise, tout en étant salariée à part entière. Ceux qui ont fait cinq ans d’école de commerce ne savent parfois même pas ce qu’est un entretien d’embauche et ne connaissent pas le monde de l’entreprise”, juge-t-elle. Satisfaite du rythme de l’apprentissage qui lui a permis d’alterner une semaine en entreprise et une semaine en formation, elle ne “conseille pas” le contrat de professionnalisation qui impose trois jours en entreprise et deux jours en formation : “Il y avait un contrat de pro dans mon entreprise et il ne pouvait jamais clore un dossier, on a le temps de rien...”, assure-t-elle.

Des souhaits de mobilité

Très rapidement insérée sur le marché du travail suite à la publication en linge de son CV, la jeune commerciale s’est pour l’instant quelque peu éloignée de la mode en choisissant de rejoindre un fabricant de moteurs turbo. Le lundi matin en entreprise pour réaliser reporting et planning hebdomadaire, Camille Dutrieux bénéficie d’une grande liberté le reste de la semaine, passé à démarcher les garagistes pour mettre en place des partenariats techniques. Le plus difficile dans son métier ? “Rouler en voiture en Ile-de-France et assumer une certaine dose de stress ; il faut tout de même avoir un certain caractère pour aller voir des personnes qui ne vous attendent pas”, commente-t-elle.

Si l’on avait choisi de s’intéresser à elle non seulement en raison de son profil commercial, mais aussi parce qu’elle semblait s’épanouir dans un univers que, croyait-on, les seuls poncifs réservent aux hommes, l’intéressée dément d’elle-même en évoquant ses prochains postes : J’aimerais bien conserver autonomie, liberté et responsabilités mais peut-être vendre un produit qui me corresponde plus... : le prêt-à-porter, la cosmétique..., je suis une femme, une vraie !”, plaisante-t-elle.

par Nicolas Deguerry, Centre Inffo, 2012

Camille Dutrieux en 3 dates

2006
Bac ES

2006 à 2009
Vendeuse en prêt-à-porter

2011
BTS en alternance (IMC Randstad)

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