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CIBC

"Le réseau des CIBC doit être l’acteur autour duquel se construisent l’ensemble des parcours"

Questions à... Jean-Pierre Vacher [1], président sortant du réseau des CIBC [2]

Quand et pourquoi le réseau des CIBC a-t-il été créé ?
Historiquement, le réseau des CIBC a été créé il y a plus de dix ans. Il y avait alors, sauf exceptions, un CIBC par département. Les missions des centres étaient alors claires : il n’existait qu’un bilan de compétences généraliste pour toutes les catégories de personnes. C’était simple à gérer. Les CIBC n’avaient alors de relations que via un rassemblement technique des directeurs, qui était avant tout un lieu d’échange d’expérimentations et de pratiques.
En 2001, ce système a éclaté avec l’ouverture du bilan de compétences à d’autres financeurs, notamment le service public de l’emploi. Le bilan de compétences pour demandeurs d’emploi a été créé. Les CIBC ont du s’approprier la culture de la concurrence et se structurer en réseau.
Ce réseau devait permettre une représentation technique et politique nationale de notre activité. En outre, cela était une exigence du ministère. En effet, a été institué à l’époque un comité de suivi du transfert des bilans de compétences au service public de l’emploi. Celui-ci devant rassembler l’État, la direction générale de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi, qui à fusionné en 2008 avec le réseau des Assedic pour former Pôle emploi), et la fédération des CIBC. Or cette dernière n’existait pas ! Nous avons donc dû la créer…

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Jean-Pierre Vacher (DR)

Comment est organisé le réseau ?
Il est structuré autour des binômes président/vice-président et des directeurs de centre. Ainsi, le CA comprend deux tiers d’administrateurs élus, et un tiers de directeurs. Dans les mêmes proportions, ceux-ci élisent le bureau. J’ai été élu président du réseau. J’étais alors président du centre de l’Allier, qui avait beaucoup œuvré pour une régionalisation. Au soir même de la création de la fédération, 80% des CIBC avaient déjà adhéré ! En deux ou trois exercices, nous sommes parvenus à les réunir. Cela nous a permis d’être représentatifs dès le début.
Nous avons bénéficié du soutien des partenaires sociaux dès le départ. À cet égard, nous avons toujours eu une structure d’échanges avec eux, qui s’appelle aujourd’hui le « comité d’orientation ». Si ce sont nos élus qui prennent les décisions, nous discutons toujours en amont avec ce comité !

En dix ans, quelles ont été les évolutions majeures ?
Les centres se sont développés en termes de nombre et de couverture. Aujourd’hui, nous couvrons 98% des départements avec 250 antennes sur le territoire. Par ailleurs, beaucoup de CIBC se sont regroupés. Certains sont devenus régionaux, d’autres départementaux. Si le territoire est aussi bien couvert, c’est grâce à une démarche de labellisation, depuis 2004-2005, qui permet notamment à des structures d’acquérir le statut de CIBC. Cette labellisation est le fruit d’un travail entre la fédération et la DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle), et vise à assurer la qualité des services offerts par les centres. Nous avons créé un conseil national de labellisation, réunissant des partenaires sociaux chargés d’examiner les demandes des candidats !

Vos missions ont-elles changé ?
Elles ont énormément évolué. Au début, nous ne proposions qu’un seul produit. Aujourd’hui, nous faisons du bilan dans le cadre du Cif (congé individuel de formation), dans le cadre du plan de formation, et de plus en plus dans le cadre du Dif. Bilans pour les jeunes avec les Conseils régionaux, bilans dans le cadre de l’aide individuelle à la formation avec Pôle emploi… La création de la VAE (validation des acquis de l’expérience) en 2004 a également été un gros morceau : tous les CIBC sont devenus des Points conseil. Nous avons été soutenus par les Régions, et aujourd’hui, nous sommes le premier réseau de conseil en VAE. Nous comptons 200 conseillers !

Quel avenir pour le réseau ?
Au cours de mes deux derniers mandats, des prestations ont été développées autour de la sécurisation des parcours professionnels, dans quelques régions pilotes… Alors qu’une nouvelle réforme se profile, ainsi que la mise en place du compte personnel de formation, je pense que le réseau doit être l’acteur autour duquel se construisent l’ensemble des parcours car nous avons l’habitude de parler à tous les interlocuteurs qui s’occupent des personnes… Tout ne va pas être simple mais les CIBC ont des ressources !

Propos recueillis par Aurélie Gerlach, Centre Inffo, 2013

[1] Jean-Pierre Vacher, aujourd’hui président d’honneur, a été remplacé par Christian Blanckaert.

[2] Centre inter-institutionnel de bilans de compétences.

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