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Bâtiment - Une école pour professionnaliser les jeunes repreneurs

Par Centre Inffo

Vingt ans déjà et pas une ride. L’École supérieure des jeunes dirigeants
du bâtiment est plus que jamais la fierté de la Fédération française du bâtiment. C’est pour cette raison qu’elle a tenu à la
mettre à l’honneur, à l’occasion de son anniversaire, lors d’une conférence de presse tenue le 11 mars dernier.

“L’ESJDB
demeure un outil pertinent pour
la pérennisation des emplois
du secteur”
, se félicite Édouard
Bastien, président de l’école dont
il est lui-même issu. L’objectif
affiché de créer une nouvelle
génération d’entrepreneurs porte
ses fruits. “90 % des anciens
stagiaires répartis sur l’ensemble
du territoire deviennent effectivement
dirigeants au bout de
quelques années et 75 % le
deviennent dès la fin de la formation.”

Des profils diversifiés et de plus en plus féminisés

L’école forme essentiellement
les repreneurs d’entreprise dans
le secteur du bâtiment, notamment
les héritiers d’une affaire
familiale. Le profil des candidats :
jeunes, avec une moyenne d’âge
de 28 ans et majoritairement issus
de TPE et de PME, 92 % étant
des collaborateurs d’entreprises
de moins de 50 salariés. Plus
étonnant, la part de femmes est
en constante augmentation. Si
elles n’étaient que 8 % en 1998,
elles représentent aujourd’hui
près du quart des effectifs. “Elles
sont très souvent dans le peloton
de tête en termes de résultat.
J’ai également constaté qu’elles
arrivent mieux à faire la part des
choses au sein d’une affaire familiale.
En effet, elles n’hésitent
pas à remettre en question les
anciennes méthodes dès la fin de
la formation”
, note le président
de l’ESJDB.
En outre, les stagiaires proviennent
de tous types de cursus.
“Nous accueillons aujourd’hui
une population très diversifiée
avec un niveau initial de formation
éclectique. Une moitié est
constituée par des autodidactes
ou des stagiaires disposant d’un
niveau CAP ou bac professionnel
tandis que l’autre moitié a reçu
une formation supérieure. Cette
diversité des profils constitue une
des valeurs essentielles de notre
école.”
La formation est organisée
en alternance afin d’assurer
une prise de fonction progressive.
L’école prévoit aussi des phases
d’observation dans des entreprises
tierces et des travaux de
groupe “afin de préparer le stagiaire
à ses fonctions futures de
dirigeant”
. Au terme de la formation,
le stagiaire se voit délivrer
un diplôme reconnu de niveau
bac + 2.

Une école qui prépare mieux à une mauvaise conjoncture

L’objectif de l’école : préparer les
repreneurs d’entreprise aux réalités
du métier. “Le passage par
l’ESJDB permet d’affronter les
bourrasques avec de meilleures
chances de survie, voire de succès.”

L’activité du bâtiment ne se
porte pas au mieux aujourd’hui.
En effet, en 2013, cette dernière
a chuté de 2,6 %. Cette année,
le président de la FFB, Didier
Ridoret, prévoit encore une baisse
de 0,4 %. Cependant, d’après
une enquête réalisée auprès de
800 anciens élèves en 2013, seul
un quart d’entre eux ont déclaré
une baisse d’activité. Si les préoccupations
restent les mêmes
que pour les autres entrepreneurs
du bâtiment, plus de 29 % d’entre
eux ont même connu une activité
en hausse.

par Célia Coste, Centre Inffo, 2014

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