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APB et handicap : accompagner la procédure

Par Onisep

La procédure APB (Admission post-bac), qui permet aux élèves de terminale de s’inscrire en 1re année d’enseignement supérieur, n’intègre pas de bonification pour le handicap. Pour aider les élèves en situation de handicap à franchir toutes les étapes, un accompagnement a néanmoins été mis en place, variable selon les académies. Eclairage avec Emmanuelle Rosnet, adjointe au CSAIO (chef du service académique d’information et d’orientation) de Clermont-Ferrand.

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© iStockphoto - Admission post-bac, une procédure qui
nécessite d’être d’autant vigilant
pour les élèves en situation de handicap.

Comment repérez-vous les élèves ayant besoin d’un accompagnement ?

Une fiche de liaison est envoyée par les services du rectorat (pôle public à besoins éducatifs particuliers) chaque année aux proviseurs de lycée, dans le courant du mois de décembre. Le chef d’établissement, avec l’aide de l’enseignant référent et du COP (conseiller d’orientation-psychologue) du lycée, recense les élèves reconnus handicapés par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Pour ceux qui ne se sont pas fait connaître auprès de la MDPH, ce sont les professeurs principaux et le chef d’établissement qui peuvent les repérer.

Si les élèves veulent se signaler, quand doivent-ils le faire ?

Avant l’ouverture de la procédure APB. On recommande même de le faire dès la classe de 1re. Un élève qui le souhaite peut signaler son handicap à son professeur principal ou à son conseiller d’orientation-psychologue dès la classe de 1re et, au plus tard, avant le mois de mars de l’année de terminale. Nous avons depuis 3 ans créé une cordée de la réussite dédiée aux jeunes en situation de handicap "Accessisup". Véritable caisse de résonance, cette cordée nous permet de développer les liens entre les différentes structures du secondaire et du supérieur et de faire connaître les actions conduites.

Comment procédez-vous à ce moment-là ?

Une commission de concertation est organisée début avril par le SAIO avec les acteurs en charge de ces publics afin d’accompagner les situations sur les volets pédagogiques et logistiques (logement, déplacements...). Le travail conduit avec deux partenaires spécialisés de notre académie, Handi-Sup et le SUH (Service universitaire handicap), nous permet d’anticiper l’intégration et de lever les freins à la réussite. Souvent invités à participer aux ESS (équipes de suivi de la scolarisation), ou sollicitées directement par les familles, ces deux structures nous permettent de repérer des jeunes non encore identifiés et ainsi de mieux suivre leur parcours.
Selon le projet de poursuites d’études post-bac énoncé, différents types d’accompagnement se déploient. Pour les formations en lycée, une prise de contact avec le chef d’établissement permet de présenter la situation et d’envisager une période d’immersion au sein de la formation souhaitée, outil de validation et de réassurance de chacun. A l’université la démarche d’anticipation est également largement mise en œuvre.

Ainsi, dans notre académie, cette commission associant médecins scolaires et universitaires, représentants du CROUS, de Handisup et du SUH et des différents services du rectorat se réunit afin d’analyser les dossiers et de prévoir les accompagnements à mettre en œuvre pour une concrétisation des projets de la soixantaine de jeunes suivis chaque année.

En quoi consiste l’accompagnement ?

Il se fait à plusieurs niveaux. Tout d’abord, le COP de l’établissement apporte une information générale. Parallèlement, un suivi administratif est réalisé tout au long de la procédure APB : si les élèves n’ont pas validé leurs vœux, par exemple, le SAIO les appelle ou leur envoie un mail pour les alerter. Il en est de même s’ils n’ont pas répondu à une proposition. Les dossiers de ces élèves font ainsi l’objet d’une vigilance particulière à chaque phase importante de la procédure.

Le suivi des dossiers est également effectué en parallèle par le chef d’établissement ou, avec un accompagnement plus approfondi, par les associations Handi-Sup et SUH (Service université handicap). Ces dernières peuvent recevoir les jeunes, les accompagner, s’assurer de l’accessibilité, évoquer la question du logement ou des adaptations au niveau de l’examen...

Vous parvenez à en faire remonter certains dans le rang de classement ?

Nous n’intervenons pas sur le classement. Le dialogue permanent avec les chefs d’établissement permet en revanche d’assurer une prise en compte de chaque situation, en considérant bien évidemment le dossier scolaire du candidat qui reste un élément très important. Lors de la période de classement des dossiers, dont la réalisation appartient aux établissements, il faut réagir assez vite. il s’agit de maintenir le contact avec les établissements pour essayer éventuellement d’améliorer le classement des dossiers lorsque les jeunes présentent des troubles importants, pour des raisons tenant à l’accessibilité de l’établissement ou à la proximité du domicile...

Dans l’académie de Clermont-Ferrand, la commission pour l’attribution prioritaire d’une résidence universitaire se réunit début juin.

Quel est le profil de ces élèves ?

Une bonne proportion d’élèves est en baccalauréat professionnel, ce qui rend l’exercice délicat, car les poursuites d’études restent relativement ciblées. Nous avons tous types de handicaps (moteur, visuels, auditifs, dyslexies sévères, maladies invalidantes....), dont certaines situations entraînant de lourdes conséquences. Il peut y avoir des cas très lourds. La quasi-totalité arrive à être intégrée dans la procédure et à obtenir satisfaction sur l’un de leurs vœux. Ce sont eux qui gardent la main quoi qu’il en soit, et si la proposition faite ne convient pas, ils peuvent la refuser, candidater à nouveau sur la procédure complémentaire et être reçus soit par les CIO ou l’association ou le SUH pour étudier un autre projet.

Formation et l’insertion des élèves en situation de handicap.
Une circulaire du ministère de l’Éducation nationale du 30 novembre 2016 porte sur la formation et l’insertion des élèves en situation de handicap. Elle précise qu’après un bac professionnel, il est possible de poursuivre ses études notamment en BTS. Une mention "très bien" ou "bien" permet d’y être admis de droit. La demande d’inscription s’effectue en classe de terminale via la plate-forme admission post-bac. L’ ouverture des inscriptions débute le 20 janvier 2017.

par Onisep, 2017

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